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Peindre le martyre alors que le sang vient juste de couler

Avec l'aimable permission de Nikola Saric
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Un peintre iconographe serbe orthodoxe explique s’être inspiré d’une exécution de l’État Islamique et évoque son espoir pour les meurtriers.

Les 21 chrétiens coptes décapités par le groupe État Islamique en Libye étaient morts depuis quelques semaines quand l’Église orthodoxe copte les a déclarés martyrs. Les photos de leur décapitation, en Afrique du Nord, ont choqué le monde. Bouleversé, un peintre iconographe orthodoxe serbe vivant en Allemagne a écrit – ou plutôt – peint une icône qui sera prochainement vendue aux enchères afin de venir en aide aux familles des victimes.

Nikola Sarić espère aussi que ceux qui verront l’icône, intitulée « Saints martys de Libye », prieront pour la conversion des terroristes. Né en 1985 en Serbie, Sarić a étudié à l’Académie des Arts religieux de l’Église orthodoxe serbe en 2014. Depuis 2011, il vit et travaille à Hanovre, en Allemagne.

Aleteia : Pourquoi peindre une icône à propos de ces martyrs ?
Nikola Sarić : J’ai vu les photos sur Internet et j’ai été bouleversé. J’y réfléchissais et l’idée m’est venue spontanément, et elle a fait son chemin, comme toujours dans mon travail. Je réfléchis et cela s’élabore au fil du temps.

Parlez-nous de vous et de votre travail.
Les thèmes religieux m’intéressent. Ils me parlent, car je suis confronté à ces histoires tous les jours et j’en tire certaines conclusions. Elles sont universelles, et elles m’inspirent. Je les interprète à ma manière en espérant que ma peinture amènera à réfléchir.

En quel sens êtes-vous « confronté à ces histoires tous les jours » ?
Nous venons à ces histoires par la liturgie ou par la foi, et j’y pense. Elles parlent de nous, des gens, du monde, du bien et du mal, de Dieu et de sa relation avec l’homme, et des relations entre les hommes. Elles sont universelles et hors du temps.

À quoi pensiez-vous et que ressentiez-vous lorsque vous avez créé cette icône des 21 martyrs ?
Cette histoire s’est frayé un chemin dans mon cœur ; elle est tellement frappante et elle évoque aussi celle des martyrs que nous connaissons. Pour moi, rester fièrement à côté de Dieu et du Christ, dans cet amour, c’est l’exemple le plus puissant. Ces histoires me parlent de manière très personnelle et, en tant que chrétien, elles me touchent beaucoup.

Difficile d’expliquer d’où m’est venue cette idée. C’est mon style qui a évolué au fil de nombreuses années d’étude, et qui continue d’évoluer. Le langage visuel est très semblable aux autres choses que je fais. Il s’élabore de lui-même, tout simplement.

Vous avez représenté les bourreaux dans l’icône. Bien sûr, ils font partie de l’histoire, mais avez-vous envisagé de les exclure ?
Inclure les bourreaux, ces terroristes, ces meurtriers, ce n’est pas nouveau dans la narration visuelle. Et puis, cette icône est aussi une sorte de récit  : ce sont ces gens qui ont tué ces personnes. Il s’agit de dire comment cela s’est passé… On pourrait l’imaginer sans eux, [mais] l’esprit serait complètement différent. Ils sont là, et leur présence raconte l’horreur, le massacre. Mais c’est aussi l’histoire de la vie et celle du lien entre le Christ et les martyrs. Donc, il me semble que c’est une bonne chose d’avoir les deux aspects de l’histoire.

L’idée serait qu’en regardant l’icône, on prie, en on en vienne à prier aussi pour la conversion des bourreaux ?  
Pour moi, ce serait la chose à faire, prier pour tout le monde. Nous prions pour nos ennemis et ceux qui nous font du mal. Nous sommes invités à prier pour tout le monde. Si tel est le cas, je serais heureux à l’idée que cela se produise, qu’un bourreau change d’avis et se repente pour ce qu’il a fait.

John Burger est rédacteur actualités de l’édition d’Aleteia en langue anglaise

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