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Une messe en enfer

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De retour du Brésil, Jean-Marc Potdevin a livré son témoignage aux Cahiers Libres sur l'action de quelques moines franciscains au cœur des favelas ravagées par la drogue.

Crackland, ou « Cracolandia » en portugais. Le pays du « crack ». Quartier de Sao-Paulo. Quelques rues grouillent de personnes sans-abri et droguées. Il y règne une saleté épouvantable.  Les visages sont cernés, cadavériques, les orbites vides. Ils ont l’air de zombies ; malades, maigres, végétant là, sur des cartons, matelas ou de vieilles couvertures, au milieu des détritus et des poubelles, parfois allongés à même l’asphalte.

Ceux qui ne sont pas défoncés, ou allongés et sans réaction, sont assis par terre entrain d’essayer de chauffer avec leur briquet un caillou de crack – de la cocaïne retraitée au kérosène – au bout d’une fine et longue pipe. Le crack est une des pires drogues existantes, addictive dès les premières prises, véritable prison chimique. Les enfants jetés à la rue, issus souvent des bidonvilles de São Paulo (les « comunidade », disent-ils, pour ne pas prononcer l’infamant mot de « favelas »), commencent la drogue parfois très tôt, dès 9 ans. Il y a autant de monde dans cette rue, gisant par terre, que de personnes allongées sur un bout de plage de notre côte d’azur en juillet. Ces deux images se télescopent dans mon esprit.

Au milieu de cette vision de l’enfer, ils sont connus dans le quartier : la Fraternidade O’caminho. Spiritualité franciscaine. De jeunes consacrés, le visage rayonnant d’une joie qu’on ne voit pratiquement plus jamais sur les visages dans nos contrées, vivant dans la plus grande pauvreté (choisie) aux abords de Crackland, sortent chaque semaine, chaque jour, pour aller repêcher ces hommes et tenter de les sortir de l’enfer. « Récupérer », est le mot qu’ils utilisent, expliquant la globalité de leur action : à la fois sortie de la rue, de la drogue, et rétablissant ces hommes sur le plan physique, psychologique, social et spirituel. Lire la suite sur les Cahiers Libres

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