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Notre patrimoine d’exception (5/7). Le monastère royal de Brou, gage d’un amour éternel

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© Herwey / Ville de Bourg-en-bresse

Marie Fournier - publié le 31/10/15

Élu "monument préféré des Français" l’année dernière, le monastère de Brou de Bourg-en-Bresse est un joyau du gothique flamboyant.

Aleteia vous emmène à la rencontre de notre patrimoine exceptionnel français. Après la découverte de la cathédrale de Chartres la semaine dernière, rendez-vous aujourd’hui dans l’Ain pour une visite sous le signe de la passion au monastère royal de Brou à Bourg-en-Bresse.

Pour l’amour de Philibert II Le Beau

C’est à l’initiative de Marguerite d’Autriche, duchesse de Savoie, que le monastère de Brou a été construit au XVIe siècle. Il a été édifié pour honorer un vœu de sa belle-mère, Marguerite de Bourbon, mais surtout pour immortaliser le souvenir de son troisième (et préféré) mari, Philibert II Le Beau. En 1504, ce dernier s’est éteint tragiquement à vingt-quatre ans après trois ans de mariage. Marguerite qui assure alors la régence des Pays-Bas pour son neveu Charles Quint, rachète un prieuré existant depuis le Xe siècle et fonde un monastère.

Appuyée par le Pape, elle lance le chantier de construction en 1506. Les monuments monastiques occupés par les Augustins sont élevés dans un premier temps, puis à partir de 1513, c’est au tour de l’église Saint-Nicolas-de-Tolentin. Marguerite orchestre les travaux depuis sa résidence de Maline et choisit judicieusement les artistes Louis van Bodeghem, architecte, Conrard Meit, sculpteur et Jean Perréal, peintre, pour mener à bien son projet.

De pierre et de marbre, un chef d’œuvre de l’art gothique

Jouxtant le monastère, l’église Saint-Nicolas-de-Tolentin est consacrée en 1532, soit deux ans après la mort de Marguerite d’Autriche. Qualifiée de gothique flamboyant, l’architecture de l’édifice mêle l’exubérance et la virtuosité d’un style abouti qui vit ses derniers feux. Dans le chœur, le visiteur admire les stalles en bois de chêne (74 sièges en tout) et se pâme devant le rare jubé en dentelle de pierre. Il se laisser ensuite bercer par l’abondante lumière qui transperce les vitraux colorés à l’important décor héraldique et historié.

L’église abrite trois tombeaux : celui de Philibert II au milieu du chœur, rejoint par sa mère et presque trente ans plus tard par son épouse tant aimée. Une chapelle a été élevée pour Marguerite d’Autriche avec un vitrail figurant l’Assomption et un retable monumental. Haute de 5,5 m, la sculpture de marbre blanc illustre les Sept Joies de la Vierge : l’Annonciation, la Visitation, la Nativité, l’Adoration des Mages, l’Apparition du Christ à la Vierge, la Pentecôte et l’Assomption.

La duchesse de Savoie y est représentée veuve, en prière. Elle apparaît aussi à l’extérieur de l’église, sur le tympan de la façade : immortalisée à jamais aux côtés de Philibert.

« À l’ombre d’Eros », l’exposition du moment

Le monastère est composé de trois cloîtres, abritant aujourd’hui un musée avec des collections d’arts décoratifs et de beaux-arts. Actuellement, une exposition d’art contemporain s’y tient : « À l’ombre d’Eros. L’amour, la mort, la vie ! » jusqu’au 4 janvier 2016. C’est une exposition liée à l’histoire du monastère – monument funéraire et preuve d’amour éternel – s’intéressant aux rapports d’Eros et Thanatos.

Quarante-huit artistes contemporains sont représentés, initiant un dialogue entre les œuvres et à travers les âges. Une visite à combiner à celle du monastère de Brou, petit joyau d’architecture aujourd’hui bien connu du grand public grâce à son élection « monument préféré des Français » en 2014 au cours de l’émission animée par Stéphane Bern sur France 2.

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Patrimoine
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