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Le pari du dialogue interreligieux au Vatican : passer « de la peur à la confiance »

Lors de l'audience générale du mercredi 28 octobre, le pape François a rendu hommage aux fruits de Nostra Aetate. Pour célébrer les 50 ans de ce texte décisif qui marque encore le dialogue de l’Église avec les autres croyants, plusieurs membres de ces religions étaient présents place Saint-Pierre © MASSIMILIANO MIGLIORATO/CPP
October 28 2015 : Pope Francis poses for a selfie with a member of the inter-religious community during the weekly audience in Saint Peter's Square at the Vatican.
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À l’occasion des 50 ans de Nostra Aetate, Castel Gandolfo, la résidence d’été des Souverains Pontifes, accueille jusqu’à dimanche l’Assemblée européenne des religions pour la paix autour du thème : « S’accueillir l’un l’autre, de la peur à la confiance ».

« S’accueillir l’un l’autre, de la peur à la confiance » : c’est le thème de l’assemblée européenne des religions pour la paix qui est réunie à Castel Gandolfo jusqu’au 1er novembre. Nombreux sont les défis que l’Europe doit affronter aujourd’hui : la peur de la perte de l’identité individuelle, culturelle et religieuse due à la mondialisation, l’augmentation de l’antisémitisme, de l’islamophobie, des sentiments antichrétiens et de la xénophobie. Pour y répondre, nous avons besoin d’indications positives, venant de bonnes pratiques et d’idées sages et créatives.

C’est le parti-pris de cette réunion à laquelle participe le cardinal Jean-Louis Tauran, le président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux. Prenant la parole face à cette assemblée, il a inscrit son intervention dans le cadre du cinquantenaire de Nostra Aetate.

Selon cette Déclaration sur les relations de l’Église avec les religions non chrétiennes du Concile Vatican II, « on ne peut pas aimer Dieu sans aimer son voisin, on ne peut pas non plus aimer son voisin sans aimer Dieu », rappelle le cardinal Tauran. « On ne peut pas aimer Dieu ou son voisin sans les connaître, poursuit-il, et on ne peut pas les connaître sans entrer en communion avec eux. Le manque de confiance mutuelle vient d’un manque de compréhension. »

Ces affirmations prennent tout leur sens dans le contexte général européen marqué par la peur de perdre son identité, par l’accroissement de la xénophobie et du racisme sous toutes ses formes. Pour y remédier, le président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux apporte sa pierre.

« La vraie mission de la religion est la paix parce que la religion et la paix vont de pair, explique-t-il. Aucun leader religieux ne peut ignorer la culture de déshumanisation et de violence, ou la prêcher et la soutenir. »

« La prière, les pratiques spirituelles, et les actions en faveur de la justice et de la paix peuvent réveiller nos cœurs pour dépasser la vision polarisée de voir nos voisins comme des personnes à part. » C’est pour cela, affirme le cardinal Tauran, que « le défi urgent d’aujourd’hui » pour les leaders religieux, « est de transformer la méfiance, la suspicion, l’intolérance en une nouvelle culture basée sur le respect, la compréhension mutuelle, la non-violence, la solidarité et la résolution pacifique des conflits ».

Un programme ambitieux auquel le cardinal invite tous les participants de cette assemblée à adhérer.

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