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Théâtre. Un certain C. S. Chaplin : l’épopée d’un mythe des Temps modernes

© J. Stey
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Au théâtre Montparnasse, Maxime d’Aboville fait revivre l’artiste le plus populaire du XXe siècle.

Mettre en scène la vie de Charlie Chaplin, voilà un défi de taille relevé avec talent par Daniel Colas. Sommes-nous au théâtre ou au cinéma ? La réponse est moins simple qu’elle en a l’air. L’auteur et metteur en scène réalise de véritables coups de projecteur sur des épisodes marquants de la vie de la vedette. Les projections d’images cinématographiques à l’arrière-plan, ainsi que la reconstitution d’une fameuse saynète pantomime nous rappellent que le cinéma n’est jamais loin.

Daniel Colas a choisi une mise en scène épurée, autour de quelques éléments de décor qui évoquent avec brio l’univers du cinéma américain du début du XXe. Les costumes d’époque participent à cette atmosphère « en noir et blanc », et la simplicité du spectacle le rend d’autant plus authentique.

L’histoire d’une star universelle

En 1910, le jeune Charles Spencer Chaplin quitte Londres après avoir été remarqué par l’américain Alfred Reeves (Xavier Laffite) qui lui propose de l’emmener en tournée aux États-Unis. Il n’a que 20 ans, mais déjà un talent hors du commun. Le rêve américain commence ; après le succès des music-halls, Charlie Chaplin est engagé par le « roi de la comédie » Mack Sennett (Adrien Melin), avant de pouvoir réaliser ses propres films.

Avec son Charlot, le vagabond mythique, Charlie Chaplin devient l’homme le plus populaire des États-Unis. Très vite, son personnage traverse les frontières. La montée fulgurante de ce jeune comédien des quartiers pauvres de Londres ne se fait pas sans embuches. La pièce montre combien l’acteur au caractère bien trempé a dû faire face aux oppositions du gouvernement américain, à la censure, et aux rumeurs malsaines entretenues par une presse omniprésente.

Un certain C. S. Chaplin dépeint avec lucidité toute l’ambiguïté du tempérament de ce personnage exceptionnel. Travailleur acharné et ultra-perfectionniste, Charlie Chaplin bouillonne d’idées. Mais son génie n’est pas dénué d’arrogance, ni d’inquiétudes. Généreux et irrésistible à l’écran, il peut se montrer tyrannique et terne dans la vraie vie. Charlot prend le dessus ; Charlie est dépossédé de lui-même.

Maxime d’Aboville époustouflant

On ne sait où il trouve toute cette énergie. Molière 2015 du meilleur comédien pour son rôle dans The Servant qu’il joue deux heures avant au Théâtre de Poche, Maxime d’Aboville livre une fois de plus une fantastique interprétation. Aussi bien Charlie que Charlot, il incarne avec justesse et panache ce petit homme devenu une icône universelle. Le public se délecte devant ce Charlot ressuscité. Les seconds rôles sont tout-à-fait convaincants, notamment Béatrice Agenin, particulièrement touchante dans le personnage de la mère déséquilibrée de Charlie.

Un spectacle enjoué, drôle et touchant, qui plaira aux petits comme aux grands !

Un certain Charles Spencer Chaplin, au théâtre Montparnasse, Paris 14e. Du mardi au samedi à 21 h, samedi à 16h et dimanche à 15h. Jusqu’à la fin décembre.

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