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La prière quotidienne en couple, rempart dans l'épreuve

© Eric Tornlov/SHUTTERSTOCK

Marie Lorne - Publié le 22/10/15

Vivre l’Évangile en famille, prier, aller à la messe, lire l’Ecriture ensemble, choisir le pardon... Vivez à l'école de Louis et Zélie Martin !

Comment vivre l’Évangile en famille ? L’un des 13 groupes linguistiques du synode sur la famille s’est penché sur la question le 14 octobre dernier. En attendant de découvrir ses conclusions, Aleteia vous délivre quelques belles pistes au lendemain de la béatification de Louis et Zélie Martin…

Prendre du temps pour prier et aller à la messe chaque jour, quand le travail et les enfants prennent beaucoup de temps, c’est un choix que Solène et Loïc* ont posé depuis le début de leur mariage. Au cœur du 10e arrondissement de Paris, leur quotidien est « surchargé » avec leurs quatre enfants de 10 ans à 11 mois. Solène a repris son travail de chargée de communication et Loïc occupe un poste dans une banque.

Leur temps se partage entre leurs journées de travail, les temps en famille mais également, de nombreux RDV de médecins, ergothérapeutes et neurologues. Car l’un de leurs fils a une maladie dégénérative et une de ses petites sœurs en développe également tous les symptômes. Cette épreuve, si « dramatique » humainement, se double d’une confiance qu’ils qualifient de « surnaturelle ». Car c’est dans la prière que Solène et Loïc puisent cette sérénité du quotidien.

Une journée réglée sur la prière

« Le plus difficile n’est pas de prier mais de prendre le temps de le faire », affirment-ils d’emblée. Levés à 6 h 45, ils prient intérieurement côte à côte pour « remettre [leur] journée dans les mains de Dieu ». Après s’être occupés des enfants, ils s’engouffrent dans le RER et le métro. Dans la cohue du matin, chacun de leur côté, ils récitent le chapelet. « Parfois, on pense à autre chose. Dans une dizaine, on peut dire 15 Je vous salue Marie ou huit. On peut être distrait malgré nous. Mais on essaie de s’y tenir. »

Les heures s’égrènent et vient le temps du déjeuner où, parfois, Loïc et Solène vont à la messe au plus près de leur lieu de travail : « J’ai souvent une réunion pile à cette heure, je suis pris dans une discussion avec des collègues ou alors, bien au chaud dans mon bâtiment, j’ai du mal à sortir. Pour moi, la messe, c’est plutôt le soir après le travail », confie Loïc.

Dans les transports, le soir, les deux époux se nourrissent d’un ouvrage spirituel. Et avant de se coucher, « on prie l’un pour l’autre, comme dans la prière de Tobie et Sarah de la Bible », précise Solène. « Parfois, quand j’ai dû gérer plein de choses au boulot, je ressasse les problèmes de la journée mais je me dis que je fais l’effort d’offrir ce temps au Seigneur », ajoute Loïc.

« Les problèmes de santé de nos enfants sont difficiles mais ils pourraient devenir dramatiques si nous n’avions pas la foi »

« Prier, c’est être fidèle au Christ. Comme dans le mariage. Ce n’est pas toujours avoir des sentiments et il y a des hauts et des bas, mais on est toujours là. On peut trop vouloir connecter la prière à la sensibilité », expliquent-ils avec conviction.

Cette prière leur donne un regard beaucoup plus surnaturel sur la vie : « Les problèmes de santé de nos enfants sont difficiles mais ils pourraient devenir dramatiques si nous n’avions pas la foi. Cela nous fait mal au cœur de voir nos enfants avec des attelles et de voir toutes les contraintes matérielles qui s’ensuivent, mais on sait que leur vie ne se limite pas à cela et qu’ils vont ressentir beaucoup d’amour et qu’ils peuvent être très heureux. ». Cette grâce de la prière les rend heureux et joyeux et ce malgré les « coups d’angoisse » qu’ils peuvent vivre en famille ou au travail.

Pour Solène et Loïc, la prière familiale est à mettre en place. Mais pour l’instant, c’est un peu compliqué avec des enfants rapprochés. Souvent, les enfants ne sont pas sages ou fatigués et parfois démotivés. Alors parfois, ils récitent le chapelet avec leurs parents dans la voiture ou décident de les accompagner à la messe en semaine pendant les vacances. L’enjeu étant de les laisser libres de vivre leur foi selon leur sensibilité.

Un jour, cela deviendra peut-être naturel pour eux de prier après avoir vu leurs parents le faire.

*Les prénoms ont été changés

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