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Les évêques africains optimistes sur la bonne issue des travaux du synode

Le cardinal Wilfrid Napier © AFP PHOTO / RAJESH JANTILAL

(FILES) In this file picture the Head of the Catholic Church in South Africa, Cardinal Wilfrid Napier comemmorates the late Archbishop Denis Hurley's 9th death anniversary at the Emmanuel Cathedral Church in Durban on February 10, 2013. A South African cardinal who helped elect Pope Francis said on March 16, 2013 that paedophilia is a psychological illness, not "a criminal condition". Cardinal Wilfrid Fox Napier, the Archbishop of Durban, told BBC radio that people who become paedophiles after being abused as children should be treated by doctors. AFP PHOTO / RAJESH JANTILAL

Isabelle Cousturié - Publié le 21/10/15

Le synode sur la famille touche à sa fin. Le cardinal Wilfrid Fox Napier livre "les sentiments de satisfaction et de confiance" de ses confrères après des débuts marqués par la crainte.

Après tant de défaitisme, les paroles élogieuses et optimistes du cardinal Wilfrid Fox Napier, archevêque de Durban, au point de presse de mardi sur les travaux du synode, arrivent comme une bouffée d’air frais, alors que ceux-ci viennent d’entrer dans leur dernière ligne droite. Les travaux en carrefours sont terminés. La présentation du rapport final et son vote sont programmés pour le samedi 24 octobre. Au Pape ensuite de le publier ou pas.

Confiants et rassurés sur la nouvelle méthode

En attendant que les quelque 600 amendements apportés au document initial soient épluchés, le cardinal sud-africain est l’un des présidents délégués du synode, et il parlait au nom de tous les évêques africains qu’il dit « confiants et optimistes » sur la bonne issue du synode. Tout d’abord parce que, contrairement au synode extraordinaire de 2014, où les travaux « semblaient poussés dans une certaine direction et suivaient un agenda déjà mis en place », a-t-il déploré, cette année évêques et laïcs ont eu « plus de temps » pour réfléchir en petits groupe et apprendre « ce qui se passe ailleurs », dans d’autres parties de l’Église, là où « tant de braves familles et de bons mariages » ont pu aider le synode à trouver « sa direction », a-t-il relevé.

Le cardinal Napier a salué les « effets directs et immédiats » de la nouvelle méthode de travail qui a permis de « faire tomber les barrières géographiques » et aux pères synodaux de ne pas se focaliser sur des problématiques « occidentales » – divorcés-remariés, couples non mariés et homosexualité – comme ils avaient déploré à l’issue des travaux du premier synode, l’année dernière.

Leur vision audacieuse du monde

Les évêques africains – une cinquantaine – souhaitaient faire entendre leur voix mais craignaient une « nouvelle colonisation idéologique » – crainte exprimée tout haut par le cardinal Philippe Ouedraogo, archevêque de Ouagadougou (Burkina Faso) le 14 octobre dernier – les voilà rassurés et ils se félicitent d’avoir pu « travailler ensemble comme dans une vraie équipe », a souligné le cardinal Napier, sans avoir peur d’exposer leur vision du monde.

Certains sont même allés très loin comme le cardinal Robert Sarah, préfet de la congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements qui n’a pas eu peur de mettre sur le même plan « l’idéologie du genre et l’État islamique », voyant en eux « la même origine démoniaque » ; et sur le même plan « le nazisme et le fanatisme islamique » qui  étaient au XXe siècle « ce que l’homosexualité occidentale et les idéologies abortives et le fanatisme islamique sont aujourd’hui », dans une belle mise en garde contre ce qui représentent pour eux la menace du siècle : d’une part l’idolâtrie de la liberté telle qu’on la perçoit en Occident; de l’autre, l’intégrisme islamique.

La lettre des 13 cardinaux, bénéfique pour la suite des travaux

Et pas de nouvelles critiques ou de silences embarrassants sur la lettre controversée des 13 cardinaux au Pape qui a fait couler beaucoup d’encre toute la semaine dernière et dont il faisait lui-même partie des signataires. Le cardinal Napier est revenu sur la question, se disant très satisfait et rassuré par la réaction du Saint-Père qui, dès le lendemain, a répondu à la lettre devant toute l’assemblée.

La lettre se voulait confidentielle, elle avait été écrite « dans l’esprit que le pape François a déclaré vouloir lorsqu’il nous a invité à parler ouvertement et honnêtement et à écouter avec humilité », a expliqué l’archevêque de Durban. Cet empressement à leur répondre a fait selon lui « toute la différence » et inspiré « une grande confiance » pour la suite des travaux.

Les questions délicates

La reconnaissance du « mariage par étapes » – c’est-à-dire un mariage coutumier suivi d’un mariage civil et enfin religieux – est une des grandes attentes de l’Église en Afrique, qui pose le problème de « la vie commune avant le mariage » prohibée par l’Église. En Afrique, celle-ci n’est pas vue comme une menace pour le mariage, bien au contraire, affirme le cardinal Napier, « elle est un prélude » au mariage, « fait partie » du mariage, et « s’impose parfois aux couples quand la dot n’est pas encore prête ».

Alors question : « Comment intégrer cette phase dans la préparation au mariage ? ». Dans tous les cas, la préparation au mariage reste « une clé à mettre en place ». En voyant ce qui se passe en Occident, « on ne veut pas que la même chose nous arrive », s’est exclamé le cardinal. Il recommande la mise en place d’un  processus où les jeunes pourraient « discerner leur vocation », en comprenant bien que « le mariage aussi est une vocation ».

Autre sujet délicat, la polygamie qui devrait bénéficier selon les évêques africains de plus de tolérance de la part de l’Église, en donnant la possibilité aux polygames de s’intégrer à la communauté sans avoir accès aux sacrements, au lieu des les exclure.

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AfriqueFamille
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