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Le futur pape Benoît XVI avait déjà réglé la question de la communion des divorcés remariés

Marian Lambert / Wikimedia Commons
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Le cardinal Joseph Ratzinger avait proposé des solutions pastorales pour régler le problème sans provoquer de divisions.

L’un des débats les plus tendus du synode sur la famille concerne la question de savoir si les catholiques divorcés et remariés au civil devraient pouvoir recevoir la communion sans passer par la procédure de nullité de leur mariage. Le cardinal allemand Kasper est à la tête de ce souhait et certains catholiques s’inquiètent d’un éventuel accord du pape François à l’occasion du synode.

Je ne pense pas qu’il le fera et j’aimerais partager avec vous quelques observations étayant mon sentiment de confiance, après avoir toutefois clarifié les raisons des inquiétudes :

Le « droit » de recevoir

De nombreuses personnes pensent que les critères appliqués par l’Église pour autoriser l’eucharistie aux catholiques divorcés et remariés au civil sont injustes et discriminatoires. Les médias en parlent souvent comme d’une sorte de question de « droits » ; comme si le fait que l’Église leur refuse la communion soit un traitement injuste. La vérité est pourtant toute simple : « Quiconque – marié, jamais marié, veuf, divorcé, religieux – qui n’est pas en état de grâce se verra refuser la Sainte Communion » (Catéchisme de l’Église catholique, 1385). Il ne s’agit ni d’ostracisme ni de discrimination injuste envers un groupe spécifique, mais d’une protection pour nous encourager à régler nos problèmes de façon à nous montrer dignes de l’Eucharistie.

Certains, avec le cardinal Kasper, diront que ces catholiques devraient y avoir droit pour des raisons pastorales. Deux éléments importants en réponse :

  1. Notre but devrait être le Bonheur au Paradis, pas le bonheur dans l’instant présent

Le divorce est une expérience dévastatrice et l’idée de trouver un nouvel amour peut sembler à tort être un remède contre l’intense souffrance liée à la perte du mariage. On oublie toutefois que cette souffrance revêt une valeur, si on regarde l’éternité et non l’instant présent. Elle peut permettre un développement intérieur fort, réalisable avec la procédure de nullité. Il faut aider les catholiques divorcés à reconsidérer leur hâte à trouver une nouvelle relation bien avant qu’ils disent oui une deuxième fois.

  1. Le pape Benoît a déjà réglé ce point

En 1994, le cardinal Joseph Ratzinger a formulé une réponse pastorale conforme à la doctrine sur le mariage et le divorce, dans une lettre approuvée par Jean Paul II et rendue publique. En voici un extrait :

« Fidèle à la parole de Jésus Christ, l’Église affirme qu’elle ne peut reconnaître comme valide une nouvelle union, si le mariage précédent l’était. Si les divorcés se sont remariés civilement, ils se trouvent dans une situation qui contrevient objectivement à la loi de Dieu et, dès lors, ils ne peuvent pas accéder à la Communion eucharistique, aussi longtemps que persiste cette situation. »

« Cette norme n’a aucun caractère punitif ni certes discriminatoire à l’égard des divorcés remariés, mais elle exprime plutôt une situation objective qui par elle-même rend impossible l’accès à la Communion eucharistique : ils se sont rendus eux-mêmes incapables d’y être admis, car leur état et leur condition de vie est en contradiction objective avec la communion d’amour entre le Christ et l’Église, telle qu’elle s’exprime et est rendue présente dans l’Eucharistie. Il y a par ailleurs un autre motif pastoral particulier : si l’on admettait ces personnes à l’Eucharistie, les fidèles seraient induits en erreur et comprendraient mal la doctrine de l’Église concernant l’indissolubilité du mariage. »

Au fur et à mesure des travaux du synode ces deux prochaines semaines, il y aura certainement de nouvelles évolutions sur ce point. En attendant, une des meilleures choses que nous puissions faire est de nous unir dans la prière du synode contre l’horreur du divorce.

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