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Idéologie du genre et pouvoir financier : ce qui se cache derrière la campagne mondiale contre la famille

La rédaction d'Aleteia - Publié le 12/10/15

Les "nouveaux droits" désintègrent la famille pour créer un homme solitaire et sans racines : le parfait petit consommateur.

Le 30 septembre dernier, l’Angelicum, l’Université pontificale Saint-Thomas-d’Aquin à Rome, a organisé un débat sur le thème « Idéologie du genre : une révolution anthropologique », avec la participation de Filippo Savarese de la Manif pour tous Italie, de la psychiatre Dina Nerozzi, du père dominicain Giorgio Maria Carbone, spécialiste de bioéthique, et de Federico Iadicicco, membre de l’association ProVita.

Federico Iadicicco a notamment abordé les grands intérêts financiers qui propagent ce qu’on appelle « l’indifférentisme sexuel » et, par là même, attaquent la structure familiale. Voici quelques observations de l’économiste italien :

  • De grandes multinationales tels Apple, Coca-Cola, Pepsi, Nike, Motorola, Kodak, l’Open Society Foundations (OSF) de George Soros, les fondations MacArthur, Ford, Goldman et Rockefeller, parmi les géants, soutiennent par des apports d’argent colossaux les « causes LGBT ».
  • Il est de l’intérêt de ces sociétés de désintégrer les « organismes intermédiaires », comme la famille, afin de détruire petit à petit les liens communautaires et relationnels, laissant l’être humain de plus en plus seul et sans aucune attache. Plus l’individu sera solitaire, plus il sera fragile, et cette fragilité en fera le parfait consommateur : il cherchera dans l’obsession de consommer à combler son propre vide. De plus, sans liens familiaux, sociaux et communautaires forts, il représente peu de danger, ou pas du tout, pour la gigantesque industrie qui gouverne le monde.
  • Dans cette stratégie de désintégration de l’homme, la popularisation et la généralisation du « ventre à louer » revêtent une importance particulière car, en fin de compte, plus les gens seront nombreux à ignorer l’identité de leur propre mère et de leur propre père, plus fragiles seront les liens de paternité-maternité et de filiation.
  • Le pouvoir économique et financier impose son agenda aux pouvoirs politiques, qui deviennent alors des marionnettes entre les mains des grandes sociétés mondialisées. L’attention et le soin, par exemple, avec lesquels les entités supranationales imposent l’idéologie du genre dans les législations des pays, a de quoi surprendre. L’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui devrait davantage s’occuper de régler les véritables problèmes de santé qui affligent le monde, est bien plus intéressée à imposer des directives idéologiques d’éducation sexuelle pour les enfants et à implanter la théorie du genre dans les écoles pour manipuler très tôt les futures générations.
  • Tous les pays occidentaux ont déjà adopté une ou plusieurs lois anti-famille. Il y a beaucoup plus de projets visant à simplifier les divorces qu’à renforcer les mariages. Au lieu de s’appuyer sur la famille naturelle, composée d’un homme-père, d’une femme-mère et d’enfants engendrés dans l’amour, accueillis et élevés par eux, on s’acharne davantage à vider le concept naturel de mariage et à assimiler le mariage à un quelconque type d’union romantique, même éphémère, improvisée et inconsistante.
  • Pour réduire au silence ceux qui s’opposent à l’assimilation des unions homosexuelles au mariage, ainsi qu’à l’adoption des enfants par les couples homosexuels, on impose des lois présentées comme une « lutte contre l’homophobie »: celles-ci criminalisent essentiellement l’opinion, menaçant de prison les citoyens disposés à exercer leur droit de penser et de s’exprimer librement dans la défense du concept naturel de mariage, par exemple.
  • Les pouvoirs financiers mondiaux exercent une influence sur le monde entier, sans avoir une orientation politique exclusive. Cependant, il est notoire que la gauche occidentale se réclame systématiquement en ce début de XXIe siècle, de toute idéologie dite « progressiste » qui promeut ouvertement le laïcisme et l’individualisme. Ainsi, selon Federico Iadicicco, « l’idéologie de genre est à la gauche d’aujourd’hui ce que le marxisme fut pour la gauche d’hier ».
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