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« Que le synode tienne bon sur le mariage ! »

Bénédicte de Dinechin, conseillère conjugale à Versailles © Facebook / Bénédicte de Dinechin

Bénédicte de Dinechin, conseillère conjugale à Versailles

Sylvain Dorient - Publié le 10/10/15

Bénédicte de Dinechin, conseillère conjugale, constate les dégâts causés par l’absence de repères dans les familles, et demande à l’Église de ne pas édulcorer son message.

« Il y a une sorte de schizophrénie dans la société française, qui se plaint des emplois précaires mais prône la précarité pour le couple ». Bénédicte de Dinechin est conseillère conjugale depuis cinq ans. Dans son agence, elle constate quotidiennement les dégâts causés par « l’union libre » et dans ce contexte, l’Église lui paraît avoir un message crucial à délivrer ! Alors que les évêques sont réunis en synode sur la famille, elle les interpelle : « Que l’Église ne change pas son message, elle est experte en humanité, et les couples ont besoin du sacrement du mariage ! »

Le flou dans les familles

Dans son cabinet versaillais, ses patients sont dans des situations de grande précarité affective. Il arrive qu’ils n’aient jamais connu de couple stable et leur image de la famille est souvent désastreuse. La thérapeute entend souvent des phrases comme : « On n’est plus amoureux », et s’étonne de devoir rappeler qu’aimer est un verbe d’action. Que l’on peut décider de s’aimer…

Elle explique : « Je suis parfois obligée de repartir de zéro. Je suis confrontée à des parcours de vie incroyablement chaotiques ! Or les femmes, en particulier, ont un besoin énorme de sécurité. Le mariage répond à ce besoin, non par ce qu’il est une norme, mais parce qu’il est une aide pour construire un projet durable ».

Deux divorces sur trois pourraient être évités

Avec une bonne communication, on pourrait éviter deux divorces sur trois, assure Bénédicte de Dinechin ! Le plus souvent, les couples qui viennent la voir se sont disputés et ne parviennent plus à communiquer : « Au cours d’une dispute, on n’échange pas très intelligemment. Pourtant, les confrontations peuvent devenir des occasions de faire grandir le couple, d’apprendre sur l’autre, notamment ».

Mais l’importance de maintenir une relation dans la durée, l’importance de faire des efforts mutuels pour construire ensemble une famille sont des notions qui échappent parfois à ses clients. Mme de Dinechin constate que ces idées semblent parfois incongrues. « Certains pensent que l’on se met en couple parce qu’on a plus chaud à deux sous une couette que tout seul. L’idée qu’ils s’engagent dans une relation qui demande du temps et des efforts leur est étrangère. Il me semble pourtant qu’un couple a besoin de temps et de confiance pour s’épanouir. L’harmonie sexuelle, par exemple, peut demander des années ! »

Où sont les hommes ?

Outre cette « ambiance » de méfiance à l’égard de l’engagement, peu propice à un épanouissement des familles, elle regrette aussi le déséquilibre induit par l’absence des hommes. « L’égalité homme-femme a amené les femmes à faire tout ce que faisaient les hommes… Mais dans les familles, les femmes restent celles qui tiennent la maison. Elles ne savent plus donner de place aux hommes, qui peuvent d’ailleurs y trouver leur compte, car ils se désinvestissent facilement des tâches domestiques… Mais ils ne peuvent plus être admirés ! »

Adultère par réseaux sociaux interposés

Parmi les difficultés qu’elle rencontre, elle constate des cas « d’infidélités virtuelles », quand l’un des conjoints passe de longue soirée à chatter sur Internet, avec d’autres personnes. « Ce n’est pas parce qu’il n’y a pas de rapport physique qu’il faut sous-estimer les dégâts que peuvent faire ces discussions intimes, avec une ancienne petite amie, par exemple. Ce sont des cas graves, qui blessent la relation d’un couple. » Or cette relation est le pilier de la famille, et elle ne peut pas être traitée avec légèreté.

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CoupleFamilleMariageversailles
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