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« Oui, la confession est vitale » : le beau témoignage d’un médecin britannique

© Shutterstock / Photographee.eu
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Chaque jour, il devait affronter la terrible réalité vécue par ses patients en phase terminale. La foi va le sortir de sa dépression.

Au quotidien, le Dr John Morrissey était en prise directe avec la mort, loin de Dieu. C’est grâce au sacrement de pénitence qu’il put clore l’un des chapitres l’un plus sombres de sa vie et trouver la consolation. « Spirituellement parlant, j’étais un joyeux païen, un Bacchus en blouse blanche mais pas vraiment immaculée, je poursuivais vainement la gloire. Deux ans auparavant, j’avais vécu une profonde expérience religieuse, mais ma vie morale ne se déclinait qu’en noir et gris, et ma tête était remplie d’un syncrétisme confus », explique-t-il au Catholic Herald qui a publié son récit.

Chaque jour, le médecin doit faire face à une réalité dramatique : la prise en charge de patients atteints de cancer en phase terminale à l’hôpital. Son retour partiel à la foi se limite à quelques prières « pour qu’ils se rétablissent, ou que je ne sois pas de garde pendant leur admission. Mes prières ne furent pas entendues. Les patients continuaient de succomber. Désespéré, je ne trouvais plus de sens à l’existence ».

L’urgence de la conversion

En pleine crise spirituelle et professionnelle, il vit dans la solitude et commence à boire. « Mon cœur battait, mais je n’étais pas vivant », résume-t-il.

Un soir, le cœur lourd, il tue le temps au bar et enchaîne les verres. Mais soudain, il ressent le besoin impérieux d’en sortir. « C’était comme si je voyais ce lieu pour la première fois avec des yeux neufs, tel qu’il était réellement, se confie-t-il. Je me sentais si seul, j’avais besoin d’une porte de secours. »

Cette sensation s’accompagne d’une certitude : sa perdition est totale, il est temps de se confesser. « En tant que jeune homme avec pour terrain de jeu une grande ville, je n’étais pas étranger au péché. Mais je n’avais jamais été conscient de son impact létal sur mon âme », explique-t-il. N’ayant pas de paroisse, il trouve dans l’annuaire téléphonique les coordonnées d’une communauté jésuite qu’il contacte sur le champ, avant de s’y rendre directement en taxi.

L’impulsion du changement

Il est accueilli par des religieux, et attend le prêtre qui est réveillé en pleine nuit. « Il m’a clairement expliqué que tout ceci était anormal, mais je l’ai tellement supplié qu’il accéda à ma requête avec miséricorde », raconte le Dr Morrissey. Après plus de dix ans sans s’être confessé, il est guidé par le prêtre, et parvient à se souvenir de l’acte de contrition qu’il avait appris enfant. « Après ces derniers mots d’absolution, toutes mes peurs s’envolèrent. Je n’avais jamais ressenti autant de gratitude. »

« J’avais véritablement changé, on m’avait réconcilié avec moi-même. Je compris que seuls mes propres péchés pouvaient réellement me blesser, et qu’en m’en affranchissant, je n’aurais plus peur de la mort », raconte-t-il. À l’hôpital, ses patients continuent de mourir, mais désormais il prie pour que, comme lui, ils trouvent la grâce de la Miséricorde.

Pour le Dr Morrissey, les patients n’ont pas conscience des limites de la science et de l’importance d’une préparation adéquate face à la mort. Il propose également un parallèle entre le péché et le cancer. Face à la maladie, les patients succombent car la radiothérapie détruit leurs défenses immunitaires. Sous l’angle spirituel, les catholiques reçoivent une « greffe » de vie spirituelle à travers l’Eucharistie reçue directement de Jésus Christ, le « donneur universel », qui enseigne aussi à l’homme comment employer la souffrance pour son propre salut. Son expérience, aussi dramatique fut-elle, lui a permis de percevoir le besoin de demander pardon et de recevoir la Miséricorde de Dieu.

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