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Divorcés-remariés, seule la vérité rend libre

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REFUTATIO. L’abbé Gérard Thieux cité par son confrère Pierre Amar répond sur le blog du synode de « La Croix » à Mgr Vesco, évêque d’Oran (Algérie).

L’ancien avocat Mgr Jean-Paul Vesco, évêque d’Oran (Algérie) et participant au synode des évêques sur la famille, a déclaré que la discipline de l’Église à l’égard des divorcés-remariés le blessait profondément et le révoltait depuis longtemps « en raison de la violence inutile qu’elle fait subir aux personnes concernées, sans aucune distinction de leur situation individuelle ».

Le père Pierre Amar de Padreblog, pour lui répondre, lui fait part du message d’un frère prêtre, enfant de parents divorcés, le Père Gérard Thieux et reproduit la lettre de ce dernier sur le blog du synode du quotidien catholique La Croix pour sortir d’une vision binaire qui ne rend service ni à la vérité, ni à la miséricorde.

« Cher Monseigneur,

Ce sont vos propos qui me blessent profondément et qui blessent, je pense, toutes celles et ceux qui, comme mes propres parents, s’efforcent de rester fidèles à l’enseignement de l’Église tout en acceptant une situation qui les a fait souffrir, certes, mais dont ils ont accepté dans la foi les conséquences.

Je sais de quoi je parle car je suis moi-même enfant de parents divorcés (j’avais 2 ans au moment de leur divorce) et qui se sont remariés très vite. J’ai toujours été traité avec beaucoup d’affection aussi bien par mes parents que par leur second conjoint respectif, et permettez-moi de vous dire que s’ils avaient subi une violence inutile – comme vous dites – ils m’auraient traité bien différemment. (…)

Le jour de mon ordination sacerdotale, ils étaient là, bien entendu, tous les quatre, conscients de l’enjeu, mais conscients aussi, depuis le jour de leur deuxième mariage, que cette deuxième union avait contredit l’indissolubilité de leur première union. Ils n’ont pas communié, comme ils n’ont pas communié le jour de ma première messe, ni des messes successives que j’ai pu célébrer en leur présence.

En ont-ils souffert ? Oui. En ai-je souffert ? Oui. Était-ce violent ? Non !

Lire la suite sur le Blog du synode de La Croix.