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Témoignage. De l’occultisme à la grâce

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Michel Chiron a vécu un itinéraire de conversion peu orthodoxe, des tables qui tournent à l’autel de la messe…

« Je n’ai plus peur de mes démons, j’ai trouvé la muselière », explique Michel Chiron, qui témoigne de son expérience sur son blog. Un témoignage adressé en priorité à « tous ceux qui pensent que les chrétiens sont les derniers survivants d’une race heureusement en voie de disparition et que l’Église catholique doit et va s’éteindre ». Ayant rayé Dieu de sa vie à 22 ans, il a fait l’expérience de l’occultisme, en jouant avec un pendule.

Un fou ?

Devant son témoignage qui défie la rationalité, on est tenté de le ranger parmi les déséquilibrés qui abondent et qui croient avoir affaire à des entités démoniaques. Mais Michel Chiron n’a pas vraiment le profil. Membre actif de sa paroisse, dirigeant des groupes de prière, donnant des cours de catéchisme, il parle posément, sans bredouiller, sans signe de fébrilité. Il manifeste une joie tranquille et il insiste bien plus sur sa conversion que sur sa plongée dans ce qu’il appelle « neuf mois d’enfer » en prise à un mal qui dépasse la rationalité…

Une porte ouverte par le spiritisme

Comme certains adolescents, Michel Chiron avait joué dans sa jeunesse avec un pendule et des lettres de scrabble pour « faire parler les esprits »… sans grands résultats. Mais dans une période compliquée de sa vie, il s’y est remis tout seul, et il a vu qu’il obtenait des phrases cohérentes. Puis, il a fait l’expérience d’entités qui s’adressaient directement à son esprit, et qui lui ont rendu la vie infernale. Elles lui parlaient, pouvaient contraindre ses sens, connaissaient chacune de ses pensées… Pour s’en libérer, il a songé au suicide, mais a été sauvé grâce à la prière et à l’assistance d’un prêtre.

Des dizaines de lettres

Après la publication de son expérience étrange et irrationnelle, des dizaines d’internautes l’ont contacté, persuadés de vivre la même chose que lui. Il se souvient : « Parmi mes lecteurs, il y a trois personnes qui avaient vécu la même expérience que moi. Je ne la souhaite à personne et pourtant elle a été mon chemin vers l’Église. C’est grâce à elle que je me suis tourné vers le Christ, les sacrements, ce sont les antidotes ». Lui qui ne croyait ni en Dieu ni au diable, il est à présent solidement convaincu de l’existence des deux. « J’entends dire parfois que le doute est nécessaire…. J’ai du mal à entrer dans cette forme de pensée », assure-t-il.

Magnétiseurs, voyants…

Michel Chiron se méfie des magnétiseurs, guérisseurs et autres voyants : selon lui, si certains d’entre eux sont des charlatans, ils jouent souvent avec des forces qui les dépassent. La curiosité à l’égard de ces pratiques, qui sont à la marge de la science, sont selon lui une porte d’entrée pour les « entités ». Il a plusieurs fois tenté de faire entendre son expérience dans des blogs consacrés à ces pratiques, mais se faisait régulièrement rejeter par les modérateurs : « Ce n’est pas facile de s’ouvrir de ces choses auprès d’athées. Ils ont comme des murs intérieurs, qui leurs interdisent de s’intéresser à la foi catholique. En revanche, ils peuvent être intéressés par l’occultisme ».

L’état de grâce

Sortant de son expérience traumatisante, Michel Chiron se souvient d’avoir vécu dans un état qu’il attribue à une autre force surnaturelle : l’Esprit Saint. Rien d’extraordinaire, en apparence. « J’étais dans une forme olympique, assure-t-il. Je prenais plaisir à travailler. » Il conserve de son changement radical de vie, un optimisme intact, plus de 20 ans après, et une force de travail que ce jeune retraité de 66 ans met au service de sa paroisse de Vierzon (Cher).