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Vera Yammine : « La femme est au cœur de la société syrienne »

© Arthur Herlin pour Aleteia
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Considérée comme l'une des femmes les plus influentes du Liban, Vera Yamine intervient régulièrement en Syrie, notamment pour conseiller les médias syriens dans leur modernisation.

Journaliste vedette libanaise aujourd’hui engagée au sein du mouvement chrétien d’opposition El Marada, Aleteia a rencontré Vera Yammine en marge d’une conférence internationale en Syrie entre deux séances photo au milieu d’étudiantes syriennes conquises… 

Aleteia : Comment expliquez-vous la passion visible de la jeunesses syrienne à votre égard ?

Vera Yammine : Parce que je partage dans mon être la douleur des femmes de ce pays, blessées par la guerre et l’obscurantisme. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, la situation de la femme est bien meilleure ici qu’au Liban. Une trentaine de femmes siègent au parlement syrien pour quatre seulement au Liban. La laïcité syrienne a favorisé l’égalité entre les hommes et les femmes et placé la femme au cœur de la société, bien plus que dans n’importe quel pays de la région.

En tant que journaliste, quel regard portez-vous sur les médias syriens ?

Je suis particulièrement sollicitée par des médias syriens en pleine mutation. J’essaye de leur apporter mon expertise pour les aider à réussir leur transition. Avant la crise on ne pouvait pas véritablement parler d’une « presse syrienne libre. » Les médias n’étaient qu’un porte-voix du gouvernement. Mais les journalistes Syriens ont su relever le défi lancé par la guerre. Avec l’aide des médias libanais, ils ont su adopter des méthodes plus efficaces. L’expression et l’analyse sont devenues plus claires, plus libres et plus franches.

Quelles sont les conséquences du conflit syrien sur le Liban ?

Les conséquences sont nombreuses. Le Liban partage sa seul frontière utile avec la Syrie. Celle que nous partageons avec « l’ennemi » israélien* reste inexploitable. Le parti qui est le mien, El-Marada, a toujours encouragé de bonnes relations avec la Syrie, car l’intérêt du Liban en dépend. La Syrie est notre porte sur le monde arabe et sur toute l’humanité. C’est pourquoi nous sommes si préoccupés par ce qui se déroule chez notre voisin arabe.

En ce qui concerne les centaines de milliers de réfugiés qui sont au Liban, je fais partie de ceux qui croient que tout a été soigneusement préparé pour transformer le Liban en un gigantesque camp d’accueil. Il y a depuis des décennies une volonté de modifier la démographie de ce pays, de réduire le nombre de chiites et de chrétiens, notamment en accueillant toujours plus de sunnites palestiniens et syriens. Le but poursuivi est d’aboutir à un Liban majoritairement sunnite téléguidé par l’Arabie Saoudite.

* Après le conflit israélo-libanais de 2006, le Liban et Israël ont accepté un cessez-le-feu sous l’égide de l’ONU mais les tensions demeurent très vives entre les deux pays.

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