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Taizé : prier pour la réconciliation des deux Corées

© Public Domain
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La communauté de Taizé organise une prière œcuménique de réconciliation à la frontière entre la Corée du Nord et la Corée du Sud.

De jeunes catholiques, anglicans et protestants, venus d’Europe et d’Asie, prient ensemble en Corée du Sud, à quelques kilomètres de la frontière la plus militarisée au monde. Ils demandent la paix et la réconciliation entre Séoul et Pyongyang. L’un des organisateurs explique à Asianews : « Si nous avions monté cet événement à Séoul, nous aurions eu plus de monde, mais nous voulons être aussi proches que possibles de nos frères du Nord ».

Pèlerinage sur le 38e parallèle

La communauté de Taizé en Corée mène le pèlerinage et les vêpres dans l’église de la Repentance et de l’Expiation de Paju, près de Panmynjeom sur le 38e parallèle, accueillant des jeunes venus de tous les horizons. Cette latitude est symbolique de l’absurdité de la guerre de Corée, dont le pays porte encore les traces. Le 38e parallèle, avait été défini arbitrairement lors des accords de Yalta en 1945, comme la frontière entre les deux Corées. La guerre entre la Corée du Nord communiste et la Corée du Sud pro-américaine, fit un million et demi de morts, en trois ans, pour aboutir à un cessez-le-feu qui rétablissait les frontières de 1945.

« Bâtir des ponts »

Le frère Shin Han Yol, de Taizé, organisateur de l’événement, explique qu’il désire « bâtir des ponts » entre les communautés et les peuples. « Nous prions pour la paix en Corée depuis 40 ans. Un pèlerinage symbolise un voyage, nous ne restons pas dans nos zones de confort. Nous nous levons, sortons, et commençons notre voyage de réconciliation », explique-t-il.

France 1940 – Corée 2015

Cette prière de réconciliation œcuménique correspond à l’ADN de Taizé, communauté fondée par un pasteur protestant pendant l’occupation allemande. Le pasteur Suisse Roger Schutz, qui deviendra Frère Roger, hébergeait des juifs qui fuyaient la zone occupée, dans son village de Taizé. Il leur faisait passer la frontière pour la Suisse, et avait fondé avec sept compagnons une étonnante confrérie, composée de protestants, appliquant des règles de moines catholiques, à savoir consacrer sa vie au Christ et à la communauté, à renoncer à toute propriété personnelle et à faire vœu de chasteté. On sait pourtant que Luther s’opposait au monachisme et cette innovation de cet étonnant pasteur n’a pas manqué de soulever des interrogations. En 1969, le premier frère catholique rejoignait la communauté de Taizé, après avoir obtenu l’autorisation spéciale de l’archevêché.

Une œuvre de réconciliation

Frère Roger, assassiné en 2005, a poursuivi toute sa vie l’objectif de réconcilier les chrétiens. C’est dans cette perspective qu’il organisait les rencontres internationales Taizé, en particulier adressées aux jeunes issus de l’Europe de l’Est. En France, puis en Europe anciennement communiste et maintenant en Corée, la communauté poursuit sa vocation de panseuse de plaies et de réconciliatrice.

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