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3 choses que les parents ne devraient jamais dire à leurs enfants

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<span style="font-family:arial, sans-serif;font-size:13px;">What do parents&#039; duties as the &quot;primary educators&quot; of their children entail?</span>

Psiconlinews - Publié le 28/09/15

Un enfant qui pleurniche sans arrêt, un adolescent qui ne cesse de discuter, même après qu’on ait dit « non »… ajoutez à cela nos préoccupations professionnelles ou un rendez-vous énervant, ainsi qu’une longue journée exténuante… Dans ce type de scénario, il peut être extrêmement difficile de choisir nos mots, alors qu’ils ont un impact significatif sur nos enfants, surtout si on les répète régulièrement.

Voici trois choses qu’il ne faut jamais dire à vos enfants :

  1. « Tu me rends fou ! » ou « Tu me rends folle ! »

Ce type de phrase fait appel à la culpabilité pour amener l’enfant à changer de comportement. Même s’il arrive parfois que notre enfant nous rende folle, il ne faut pas le lui dire.

Ce type d’expression peut aggraver la situation sur le moment et, à long terme, notre relation avec nos enfants. Pire encore : faire que l’enfant se sente responsable des mauvais sentiments des autres.

  1. « Qu’est ce qui ne tourne pas rond chez toi ? »

Ce type de phrase fait appel à la honte pour amener l’enfant à changer. De la même manière, cette phrase vexante revient à dire que la situation vécue est de la faute de votre enfant, au lieu de reconnaître que toutes les situations sont le produit complexe d’une série de facteurs différents.

Par exemple, si en entrant dans la chambre de votre fils de 5 ans, vous vous rendez compte qu’il vient de taillader sa chemise préférée, vous pourriez être tentée de réagir ainsi. Rappelez-vous plutôt que votre enfant agit presque toujours en réponse à un besoin (attirer votre attention) ; à une interrogation (Que se passe-t-il si je fais telle chose ?) ; ou à sa créativité (J’ai besoin d’un morceau de tissu pour mon collage).

Cette phrase recentre l’attention de votre fils sur ce qui ne va pas chez lui comme personne, au lieu de l’orienter vers ce qu’il pourrait faire d’autre pour arriver à un résultat plus positif.

  1. « Je t’aimerais plus si… »

Ce type de phrase, fondée sur l’agression et l’intimidation, fait appel à la peur. Ne l’oubliez jamais : un jour, vos enfants vont grandir et devenir indépendants, de sorte que, si c’est là votre tactique, elle cessera un jour d’être efficace.

Le plus problématique, c’est que cette tactique enseigne aux enfants, par mimétisme, à obtenir ce qu’ils veulent en ayant recours à l’agression. De plus, au fil des années, cette phrase est susceptible de miner la confiance et le respect qui devraient entourer votre relation.

Un point en commun

Le point qui relie ces trois tactiques est qu’elles ne sont pas centrées sur le vrai problème (le comportement), en sous-entendant que le problème, c’est l’enfant.

Dans presque tous les cas de figure, le problème posé est lié à ce que l’enfant a dit et/ou a fait, et c’est cela qu’il faut traiter.

Que faire ?

Voici trois phrases qui peuvent vous aider :

« Je n’aime pas ce type de comportement ».

« Je n’apprécie pas que tu fasses _______ ».

« Quant tu ___________, je me sens ___________ ».

Nous pouvons alors enseigner à nos enfants que le comportement est un choix à faire, et qu’ils peuvent apprendre à faire de meilleurs choix. Faire un mauvais choix ne veut pas dire qu’ils soient de mauvaises personnes ; simplement, qu’ils ont fait une erreur et qu’ils ont besoin de plus de pratique et d’entraînement pour faire mieux la fois suivante.

Tags:
culpabilitéÉducation
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