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Pardonner n’est pas oublier

© Shutterstock / Chainarong06
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Nous avons besoin de pardonner. Mais oublier n'est pas indispensable.

S’il n’y a pas l’oubli des offenses, le véritable pardon n’existerait pas. Impossible de pardonner vraiment quand on ressasse sans cesse la blessure tandis qu’augmente la rancœur. Seulement si nous oublions l’offense, il est possible de recommencer. Mais, nous le savons tous, il y a des souvenirs qui ne s’effacent jamais. Des expériences qui restent gravées dans notre subconscient à jamais. Le souvenir conservé dans le cœur fait revivre ce que nous pensions avoir oublié.

C’est pourquoi, il faut bien distinguer entre pardon et oubli. Souvent ils ne vont pas ensemble. Pardonner guérit toujours. En fait, c’est l’unique chose qui guérit le cœur. Pardonner et être pardonnés.

Pardonner est une grâce de Dieu, car humainement c’est très difficile. Que de fois nous confessons notre incapacité à pardonner les personnes qui nous ont offensés ! Que de fois nous prenons conscience de certaines rancœurs enterrées dans notre âme, qui ôtent paix et joie ! Le pardon nous fait prendre un nouveau chemin. Nous réconcilie avec la vie, avec le monde, avec nous-mêmes. Il nous éclaire, nous allège.

Le temps qui passe laisse des blessures dans l’âme, des offenses non pardonnées dans le cœur. Nous devons demander la grâce du pardon. On y gagne plus à pardonner qu’à être pardonné. Car en pardonnant, on devient plus léger, plus libre. Le pardon guérit. Pardonner est une grâce de Dieu. Si souvent il y a des sentiments qui nous empêchent de pardonner! L’orgueil, la pensée que nous avons raison, le fait de nous donner plus d’importance que nous ne le méritons, d’exagérer la gravité de l’offense.

Nous nous croyons meilleur que ceux qui nous ont offensés, et pardonner nous rabaisse à leur niveau. Nous voulons que l’autre s’humilie, reçoive une leçon, change, ne nous offense plus. Le pardon est alors conditionné à un changement d’attitude de celui qui est pardonné. Nous pardonnons s’il s’humilie, si l’autre répare le dommage causé, s’il reconnaît sa faute et se fait tout-petit, s’il s’engage à ne plus recommencer.

Il n’est pas facile de pardonner sans condition. Si on pose des conditions, peut-être que l’on ne parviendra jamais à pardonner totalement. Il restera toujours une fente par où se glisse la rancœur. Le pardon est fondamental pour vivre en paix, pour semer la joie. Le pardon aux autres et à soi-même.

L’oubli n’est pas aussi simple. En fait, je pense qu’il n’est jamais possible. Les blessures du cœur, les rancœurs sont des expériences qu’on n’oublie pas. Comment oublier ce qui vous a marqué à jamais? Vraiment très difficile. Cela fait partie de notre histoire d’amour, de notre identité. C’est comme oublier ce qui nous a construits.

Et lorsque nous oublions, c’est que la blessure a été superficielle et l’offense pas si grande: ce sont des expériences négatives perdues dans le passé, auxquelles nous n’accordons guère d’importance.

La mémoire est notre bagage à main, elle est toujours avec nous. Elle est utile pour affronter la vie, tirer les leçons du passé, connaître notre histoire, et remercier, offrir ce que Dieu nous a donné. La mémoire aide à dépasser les préjugés que la souffrance construit. Nous avons besoin de pardonner. Mais oublier n’est pas indispensable.

Je me souviens des blessures de ma vie. Certaines saignent, parfois. Elles font partie de mon chemin. Je me souviens du jour, du moment. Si je commence à me souvenir, arrive la douleur. J’ai pardonné, mais la douleur est toujours là. Je n’oublie pas ce qui s’est passé. Mais ce n’est pas si nécessaire. De plus, ce n’est pas quelque chose que je contrôle. Même si je voulais formater ma mémoire, je n’y arrive pas.

Alors, si je ne peux pas oublier, ce que je puis faire c’est que ces souvenirs ne dictent pas ma façon de traiter celui qui m’a offensé. Je ne peux pas toujours l’enfermer dans sa faute … Je ne peux pas me méfier éternellement de ses intentions et penser qu’il ne changera pas. Je ne peux pas le juger et m’éloigner de lui. Je ne peux pas souhaiter qu’il souffre ce que j’ai souffert. J’ai besoin de construire sur ce roc, sur mon histoire.

Je ne peux pas faire que mon souvenir disparaisse. Mais ce que je peux, c’est décider comment agir, comment traiter celui que Dieu place sur mon chemin à nouveau, comment lui refaire confiance même s’il m’a trompé.

Ces divisions s’aggravent car nous ne savons pas recommencer! L’humilité, et le courage nous font défaut pour pardonner! Il y a dans notre histoire des blessures que nous n’avons pas encore acceptées complètement. Remettons tout dans les mains de Dieu et de Marie. On ne peut pas oublier, mais recommencer, on le peut !

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pardon
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