Aleteia logoAleteia logo
Aleteia
Jeudi 05 août |
Dédicace de Sainte-Marie-Majeure
home iconAu quotidien
line break icon

Du meurtre au pardon : la nouvelle vie d’une ancienne « créature de Satan »

Elisabetta Ballarin, surnommée la « bête de Satan », escortée par des policiers, le 31 janvier 2006, pour assister à son procès pour meurtre © AP Photo/Newpress

Elisabetta Ballarin, surnommée la « bête de Satan », escortée par des policiers, le 31 janvier 2006, pour assister à son procès pour meurtre © AP Photo/Newpress

Gelsomino Del Guercio - Publié le 24/09/15

Découvrez l’histoire d’Elisabetta Ballarin, de la complicité d'assassinat à la rédemption.

Surnommée la « bête de Satan » impliquée dans le meurtre d’une jeune fille. Emportée par le tourbillon des drogues lourdes, de l’alcool, des excès. Un jour, elle décide de changer sa vie. Sa détention la change au plus profond d’elle-même. Elle commence des études, obtient des diplômes supérieurs. Une étudiante exemplaire. Jusqu’à recevoir le pardon ultime : celui du père de la victime.

La rencontre qui changea sa vie

L’histoire d’Elisabetta Ballarin, c’est le passage de l’Enfer au Paradis. De l’oubli à une nouvelle existence, d’un extrême à l’autre. Elle n’a que 14 ans lorsqu’elle rencontre Andrea Volpe, leader des « Bêtes de Satan », un groupe de heavy metal. Elle traverse une période trouble. Ses parents ne s’entendent plus, elle se scarifie les bras pour ne pas ressentir la douleur en elle.

Drogue et excès au quotidien

Il a 25 ans, chômeur, musicien, toxicodépendant. Quelques semaines après leur rencontre, il lui avait déjà planté une aiguille dans le bras. Il était avec elle pour son argent de poche, pour le sexe. Ils mènent une vie de marginaux, vivent d’expédients. Cocaïne, héroïne, souvent mélangées. À la majorité d’Elisabetta, ils emménagent dans un chalet appartenant à son père.

Le meurtre de Mariangela

Le soir du 23 janvier 2004, Volpe appelle son ex, Mariangela Pezzotta. Prétextant une excuse, il l’attire au chalet, éloigne Elisabetta et lui demande de l’argent. Une dispute survient. Il sort un calibre 38, tire. Pendant le procès, Elisabetta affirmera qu’à son arrivée, elle a cru Mariangela morte, baignant « dans un lac de sang ». L’enquête révèlera qu’elle était encore en vie. Facteur aggravant pour Elisabetta, qui aida ensuite Volpe à déplacer le corps vers la serre où ils tenteront de l’enterrer.

La nouvelle vie : le diplôme

Elisabetta a aujourd’hui 28 ans. En semi-liberté, elle purge une peine de 23 ans. En février dernier elle a obtenu un master en graphisme et communication, après une licence obtenue avec brio en 2012. Mais le « cadeau » le plus beau, le plus inattendu, fut la bourse d’études remise par le père de Mariangela, Silvio Pezzotta.

Le pardon de Silvio

Voilà le « miracle ». Silvio, directeur d’une maison de retraite, a fait un geste que peu de parents auraient osé imaginer. « Oublier, c’est impossible. Mais les enseignements de cette affaire, c’est qu’une fois reconstruits les détails, fouillées toutes les possibilités, attribuées les responsabilités, que reste-t-il ? J’avais une fille, je ne l’ai plus. Nul ne me la rendra. Et une vie perdue a pu être récupérée. Je ne suis pas exceptionnel, je ne fais rien de spécial. Elisabetta pouvait emprunter deux voies : vers le gouffre ou vers le sommet. Elle souhaitait se reconstruire : elle a étudié, reçu de l’aide, réussi. Je ne l’ai jamais haïe, j’ai toujours voulu qu’elle s’en sorte. »

« Dieu sait faire renaître une personne »

Le père Fabio Bartoli, prêtre et blogueur, explique que le pardon est une immense conquête. « Regardez les yeux de cette jeune fille et dites-moi si vous avez jamais vu plus belle chose, car seul l’être qui pardonne est plus beau que l’être acceptant la faute. Le pardon (humain, tellement humain, ici Dieu agit incognito, en coulisses) recrée, fait renaître. Comprenez-vous désormais pourquoi Dieu aime tant pardonner ? »

Le père Bartoli explique que le pardon « jaillit de la conscience de la culpabilité, non pas pour l’amoindrir, mais pour transformer complètement un être ». Comme avec la « nouvelle » Elisabetta.

Tags:
satansatanisme
Soutenez Aleteia !
A travers le monde, vous êtes des millions à lire Aleteia, pour y trouver quelque chose d'unique : une vision du monde et de votre vie inspirée par l’Évangile. On prétend qu'il est de plus en plus difficile de transmettre les valeurs chrétiennes aux jeunes d'aujourd'hui.
Et pourtant, savez-vous que plus de la moitié des lecteurs d'Aleteia sont des jeunes de 18 à 35 ans ? C'est pourquoi il est si important que Aleteia demeure un service quotidien, gratuit et accessible à tous. Cependant, un journalisme de qualité a un coût que la publicité est loin de couvrir. Alors, pour qu'Aleteia puisse continuer à transmettre les valeurs chrétiennes au cœur de l'univers digital, votre soutien financier demeure indispensable.
*avec déduction fiscale
Le coin prière
La fête du jour






Top 10
1
I.Media
La mise en garde du pape François contre la « tentation idolâtre ...
2
Caroline Becker
Les cierges de Notre-Dame de Paris brûlaient-ils toujours au lend...
3
C8 Messe 15 août
La rédaction d'Aleteia
La diffusion de la messe du 15 août sur C8 fait réagir
4
PADRE PIO
Bret Thoman, OFS
La réaction de Padre Pio face aux évènements tragiques
5
Lauriane Vofo Kana
Un livre pour garder l’espérance en temps de covid se hisse...
6
Lauriane Vofo Kana
Pass sanitaire : les processions mariales se tiendront-elles cett...
7
HIDILYN DIAZ
La rédaction d'Aleteia
Jeux Olympiques : la médaille miraculeuse sur le podium !
Afficher La Suite
Newsletter
Recevez Aleteia chaque jour. Abonnez-vous gratuitement