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Le pape François réaffirme le rôle central de l’Église à Cuba

© AP Photo/Gregorio Borgia
Faithful take pictures of Pope Francis upon his arrival to lead a Vesper prayer in St. Peter's Basilica at the Vatican, Saturday, Nov. 30, 2013. (AP Photo/Gregorio Borgia)
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Une large partie de la population cubaine, au-delà des seuls chrétiens, souhaite voir se développer l’Église et ses structures sociales et éducatives sur leur île.

Que la visite du pape François à Cuba favorise le développement de l’Église sur l’île, c’est ce que souhaite une large partie de la population cubaine qui, au-delà du culte religieux, sait qu’elle peut compter sur les structures sociales, éducatives et sanitaires, de l’Église locale pour combler les vides et lacunes du service public encore aujourd’hui très sévères. « Que nos liens de coopération et d’amitié puissent se renforcer et que l’Église puisse toujours accompagner et encourager le peuple cubain dans ses espérances et préoccupations, de manière libre et avec tous les moyens nécessaires pour mener à bien sa mission », a souhaité le Souverain Pontife à peine arrivé sur le sol cubain.

20 ans de lent rapprochement

L’Église catholique et l’État cubain sont engagés depuis plus de 20 ans dans un lent processus de rapprochement. Mais après plus de 30 ans d’hostilité du régime de Fidel Castro et d’athéisme officiel, ce processus n’est pas encore débarrassé de toutes ses difficultés. « L’île vit encore sous le joug de lourdes restrictions et il est quasiment impossible d’édifier de nouvelles églises », confirme Ulrich Kny, le responsable des projets de l’AED (Aide à l’Église en détresse) à Cuba.

Mais le responsable est confiant, comme au lendemain des voyages de saint Jean Paul II et Benoît XVI sur l’île, le premier en 1998, le deuxième en 2012, qui marquèrent un nouveau point de départ sur le chemin de foi des Cubains. Beaucoup d’interdictions ont commencé progressivement à disparaître, concernant l’expression publique de la religion, y compris la célébration de la messe … Les églises laissées à l’abandon ont été réparées ou carrément reconstruites, le travail de la Caritas a été développé, notamment dans des programmes visant à aider les personnes âgées ou les personnes en situation de précarité.

Aujourd’hui, tant de projets sont soutenus par des fondations comme l’AED dont l’appui a permis à plus de 90 projets de voir le jour, rien qu’en 2014, et à 58 autres dans les six premiers mois de cette année 2015.

55 ans de communisme ça marque

« Je sais au prix de quels efforts et au prix de quels sacrifices l’Église travaille pour porter à tous, jusqu’aux endroits les plus reculés, la parole et la présence du Christ à Cuba », a déclaré lundi soir au cours d’une messe sur la grande place de Holguín, troisième ville du pays et berceau du christianisme cubain. Dans l’assistance, le président Raul Castro, fidèle à sa promesse d’assister à tous les offices célébrés par le pape. « Jésus va de l’avant, Il nous précède, Il ouvre le chemin et nous invite à le suivre », a encouragé le Saint-Père.

« Son regard transforme nos regards, son cœur transforme nos cœurs », a-t-il ajouté avant de saluer l’existence à Cuba de « maisons de mission » qui permettent à tant de personnes, face au manque de lieux de culte et de prêtres, « d’avoir un espace de prière et d’échanges, pour écouter la Parole de Dieu et participer à des catéchèses, se rassembler en communauté », qui sont « tant de petits signes de la présence de Dieu dans nos quartiers », a-t-il conclu. À Cuba, même si le nombre des baptisés est plus important, le nombre des pratiquants catholiques ne dépasse pas les 10% de la population estimée à 11 millions de personnes.

Le père Jean Pichon, de la communauté Saint-Martin, est en mission dans une paroisse du diocèse de Santa Clara, au centre de l’île. Interrogé par Radio Vatican, il espère que cette visite du Pape sera suivie d’effets positifs pour les vocations cubaines, qu’elle permettra un vrai développement de la vie spirituelle et aidera l’Église locale à se repositionner dans la société actuelle, encourageant les autorités à lâcher du lest sur la partie qui était la sienne jusqu’en 1961 : l’instruction. La question de l’enseignement catholique est la principale revendication du clergé local. Mais les autorités restent inflexibles sur le sujet. Pas d’écoles catholiques sur l’île pour le moment !

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