Recevez la newsletter d'Aleteia chaque jour!
Et si vous receviez de bonnes nouvelles chaque matin ? Inscrivez-vous à la newsletter d'Aleteia !
Je m'inscris!

Vous ne souhaitez pas faire de don ?

Voici cinq façons d'aider Aleteia:

  1. Prier pour notre équipe et le succès de notre mission
  2. Parler d'Aleteia dans votre paroisse
  3. Partager les articles d'Aleteia avec vos amis et votre famille
  4. Désactiver votre bloqueur de pub quand vous êtes sur Aleteia
  5. S'abonner à notre newsletter gratuite et la lire tous les jours

Je vous remercie!
L'équipe d'Aleteia

 

Souscrire

Aleteia

Cinéma. La fabuleuse Marguerite, la cantatrice qui casse la vaisselle

© Larry Horricks
Catherine Frot dans Marguerite de Xavier Gianolli
Partager

C’est une Catherine Frot au sommet de son art qui interprète une véritable Castafiore des années 1920.

Marguerite Dumont, interprétée par Catherine Frot, est une riche baronne, passionnée par le chant lyrique. Elle se produit régulièrement lors de récitals devant un cercle d’amis triés sur le volet. Le hic ? Marguerite chante atrocement faux mais personne n’ose le lui dire. Ni son mari (André Marcon), ni son cercle d’amis qui tire parti de son immense fortune. Lorsqu’elle annonce qu’elle souhaite se produire à l’opéra devant un véritable public, la situation devient cocasse : comment lui faire comprendre que sa voix est inaudible ?

Inspiré d’une histoire vraie, celle de la milliardaire américaine Florence Foster Jenkins, Marguerite est une comédie drolatique qui mêle savamment les thèmes de l’hypocrisie sociale et des relations conjugales. D’abord manipulée par deux jeunes journalistes ambitieux et cyniques, Marguerite s’imagine devenir chanteuse d’opéra. Son mari, qui n’en est plus à une pirouette près pour éviter de l’entendre s’époumoner, parvient à lui dégoter un professeur de chant. Le scénario est savoureux, certaines scènes d’un grand comique et les airs faux chantés par la baronne Dumont absolument irrésistibles. L’air de la « Reine de la Nuit », massacré par Marguerite, est un véritable délice.

Entre sérieux et légèreté

Comédie ou drame ? C’est toute la question que pose Xavier Giannoli avec Marguerite. Peut-on décemment se rire de ce personnage qui est, d’un bout à l’autre du film, d’une grande sincérité ? La réponse n’est pas si évidente, d’autant plus lorsque l’on comprend les motivations de Marguerite pour se produire à l’opéra : obtenir la reconnaissance de son mari volage. Les longs regards emprunts de tristesse de Marguerite lui donnent une profondeur vraie et empêchent de la considérer avec légèreté.

Incarnant magnifiquement Marguerite, Catherine Frot, aidée par les performances remarquables d’André Marcon mais surtout de l’inénarrable Michel Fau qui incarne son professeur de chant, livre une performance magistrale. « L’argent, ce n’est pas important, l’important c’est d’en avoir », adresse t-elle par exemple à de jeunes poètes incompris. Une réplique révélatrice du caractère à double tranchant de ce personnage. À la fois légère et grave, ridicule et touchante, horripilante et attachante, Catherine Frot nous donne autant de raisons d’aller voir ce petit chef-d’œuvre du cinéma français !

Marguerite de Xavier Gianolli, sortie depuis le 16 septembre 2015. Adultes et adolescents.

Newsletter
Recevez Aleteia chaque jour. Abonnez-vous gratuitement
Aleteia vous offre cet espace pour commenter ses articles. Cet espace doit toujours demeurer en cohérence avec les valeurs d’Aleteia. Notre témoignage de chrétiens portera d’autant mieux que notre expression sera empreinte de bienveillance et de charité.
[Voir la Charte des commentaires]