Aleteia logoAleteia logo
Aleteia
Vendredi 17 septembre |
Sainte Hildegarde de Bingen
home iconAu quotidien
line break icon

Un Français sur deux croit passer « à côté de sa vie »

Syda Productions

Philippe Oswald - Publié le 18/09/15

Un sondage IPSOS a tenté de mesurer l’estime de soi des Français. Les réponses reflètent la morosité ambiante… mais illustrent surtout la condition humaine !

Voilà un sondage intéressant. Il vient d’être réalisé par l’institut IPSOS à l’occasion des Trophées du bien-être  qui seront décernés le 21 septembre prochain. Alors que les Français interrogés donnent une note moyenne de 6,3/10 à leur sentiment de bien-être, résultat médiocre ou passable, comme on voudra, près d’un sur deux (47%) estime qu’il « passe à côté de sa vie ». Concrètement, cela se traduit par un excès de « stress » (54%), surtout chez les femmes (59%), le besoin de chercher « constamment » à gagner du temps (55%), une dévalorisation de soi-même, le sentiment de ne pas être reconnu à sa juste valeur (36%), de ne pas être bien dans son corps (35%), et suscite même chez une personne sur quatre (39%), l’envie « de tout plaquer » et de changer de vie (BFMTV).

Changer de vie pour ne pas « passer à côté », est-ce une tentation chimérique ou un désir louable ? Cela mérite sans doute qu’on prenne le temps d’y réfléchir.

Steve Jobs a-t-il vraiment réussi sa vie ?

L’idée qu’on puisse rater sa vie n’est pas nouvelle. Qui n’a jamais entendu sinon proféré ce jugement implacable : « C’est un raté ! » (qui stigmatise plus souvent un homme qu’une femme, notons-le au passage). C’est presque toujours la carrière professionnelle ou le talent artistique qui est en cause. Toute la personne est jugée sur son échec ou sa non-performance, et d’autant plus sévèrement qu’elle semblait avoir des dispositions. De nos jours, on aurait heureusement tendance à élargir le spectre : il ne suffit plus de « faire carrière » mais d’y parvenir sans préjudice pour le « bien-être » qui intègre santé, vie familiale, bonheur en somme. C’est ainsi, par exemple, que la seconde bande annonce du « biopic » (film biographique) consacré au défunt patron d’Apple, Steve Jobs, met l’accent sur ses « démons » : il y est accusé d’avoir sacrifié sa famille à son travail et d’avoir été tyrannique avec ses collaborateurs. Des zones d’ombre qu’on retrouve aussi dans le film The Social Network consacré au fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg (RTL).

Alors, Steve Jobs serait-il passé « à côté de sa vie » malgré sa foudroyante réussite professionnelle ? Il sera intéressant de voir la réponse que donne le cinéaste  britannique Danny Boyle dans ce « biopic » qui sortira dans les salles de cinéma le 6 janvier 2016.

Aucun n’a marché « à côté de sa vie »

Restons dans le domaine de la culture. Avec des moyens infiniment plus modestes, l’association Révélateur, sous la houlette du père Jean Marie Luc Brun (frère de Saint-Jean), réunit chaque été des jeunes de toute la France pour leur faire jouer une comédie musicale consacrée à un personnage marquant de la vie de l’Église et du monde : après Jean Paul II, Maximilien Kolbe, Jérôme Lejeune, Frédéric Ozanam, Mère Teresa , Claire de Castelbajac, ils viennent de mettre au point un spectacle consacré au Padre Pio (à partir du 10 octobre). Dans cette liste où figurent des hommes et des femmes de différentes époques, dont certains sont morts prématurément comme Steve Jobs (Frédéric Ozanam, Claire de Castelbajac, Maximilien Kolbe, Jérôme Lejeune), viendrait-il l’idée à quiconque de se demander si l’un ou l’autre ne serait pas passé « à côté de sa vie » ?

Padre Pio

Pourtant, et c’est là un paradoxe chrétien, il y a fort à parier qu’aucun d’eux n’a jamais estimé qu’il avait parfaitement réussi sa vie, c’est-à-dire correspondu en tout point, toujours et partout, au plan de Dieu sur lui. Tous se savaient imparfaits, pécheurs (« le saint pèche sept fois par jour »), mais pécheurs pardonnés, relevés, et toujours en route. « Homo viator » : le chrétien est un homme en chemin qui est appelé sans cesse à « changer de vie », à se convertir. Mais s’il trébuche, c’est qu’il marche. S’il tombe, c’est pour être relevé. Aussi nombreuses, brutales ou humiliantes que soient ses chutes, il sait qu’en mettant ses pas dans ceux du Christ qui le relève, il ne marchera jamais « à côté de sa vie ».

Tags:
Francesainteté

Soutenez Aleteia !

A travers le monde, vous êtes des millions à lire Aleteia, pour y trouver quelque chose d'unique : une vision du monde et de votre vie inspirée par l’Évangile. On prétend qu'il est de plus en plus difficile de transmettre les valeurs chrétiennes aux jeunes d'aujourd'hui.
Et pourtant, savez-vous que plus de la moitié des lecteurs d'Aleteia sont des jeunes de 18 à 35 ans ? C'est pourquoi il est si important que Aleteia demeure un service quotidien, gratuit et accessible à tous. Cependant, un journalisme de qualité a un coût que la publicité est loin de couvrir. Alors, pour qu'Aleteia puisse continuer à transmettre les valeurs chrétiennes au cœur de l'univers digital, votre soutien financier demeure indispensable.
*avec déduction fiscale
Le coin prière
La fête du jour






Top 10
1
Jean-Michel Castaing
Les sept grâces à recueillir des sept douleurs de Notre-Dame
2
Isabelle du Ché
Les incroyables fruits de la vidéo du père Aymar avec Tibo InShap...
3
Agnès Pinard Legry
Jessie, Jestonie et Jerson, trois frères ordonnés le même jour au...
4
WEB2-SAINTE MONIQUE-GODONG-FR560945A
Anne Bernet
Comment sainte Monique se libéra de son addiction à l’alcool
5
Soeur Nulla
Marzena Devoud
Le miracle qui va faire du cardinal Wyszynski un saint
6
WEB2-Jonathan Goodall-CC BY-SA 4.0
La rédaction d'Aleteia
Un évêque anglican devient catholique « après une longue période ...
7
WEB2-OBSEQUES-BELMONDO-000_9MK748.jpg
La rédaction d'Aleteia
Document : l’homélie des obsèques de Jean-Paul Belmondo
Afficher La Suite
Newsletter
Recevez Aleteia chaque jour. Abonnez-vous gratuitement