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Le rugby, un sport de brute joué par des gentlemen… catholiques ?

© Kirk Wilkinson
Les valeurs chrétiennes du rugby
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À l'occasion de la Coupe du Monde de rugby qui se déroule en Angleterre, découvrez une nouvelle facette de ce sport plus imprégné de valeurs chrétiennes qu’il ne le laisse paraître...

Saviez-vous que le rugby avait été popularisé en France par un homme d’Église ? L’abbé Pistre, curé de Castres (1900–1981), surnommé « le Pape du rugby », était si passionné du ballon ovale qu’il portait son maillot fétiche aux couleurs du SC Albi sous la soutane lors de son ordination. Il se donnera corps et âme à son sport et son exemple inspirera de nombreuses paroisses qui adopteront le rugby pour transmettre les valeurs du christianisme à leurs ouailles : humilité, respect, esprit d’équipe. Le ballon ovale fait l’unanimité chez les curés !

Jean-Pierre Garuet, mythique pilier du XV de France des années 80, en témoigne : « Si j’ai joué au rugby, c’est grâce à l’abbé Larrouy, à Pontacq (Pyrénées-Atlantiques, ndlr). Je jouais au club de rugby qui dépendait du collège des pères et de la paroisse. Il y avait peu de télévisions dans le village. Le curé en possédait une et nous suivions dans l’église le Tournoi des Cinq Nations après le catéchisme ».

Quelques années après sa retraite, l’ex-international qui a consacré sa carrière au FC Lourdais se souvient encore de la véritable solennité de ce sport, qui touchait parfois au sacré : « Lorsque tu entres dans le stade, tu as l’impression d’entrer dans une église tant le recueillement est à son comble. J’aime cette sensation si particulière ! »

Des chutes pour mieux se relever

Le rugby est un sport de combat joué collectivement, l’esprit d’équipe y est prépondérant. Sans l’autre, le jeu serait tout bonnement impossible. Le père Raphael Comiotto, alias « l’aumônier du rugby », est constamment frappé par la spiritualité qui règne autour du ballon ovale : « Dans ce sport, on retrouve beaucoup de valeurs chrétiennes : partage, loyauté, générosité, amitié, estime de l’autre… Que l’on soit chrétien ou non, quand on évolue selon ces principes, on touche directement au mystère de l’homme, à l’invisible. Et puis, c’est une discipline dans laquelle on sait s’émerveiller des qualités de l’autre, aussi bien sportives que morales ».

Comment ne pas se laisser toucher par la grâce du rugby ? Sur le terrain la maîtrise de soi est essentielle et le respect des règles, primordial. L’abbé Pierre Amar de Padre blog parle même « d’art du rugby ». Les rugbymen tombent, se font piétiner, dans la mêlée, les coups pleuvent et pourtant ils encaissent, se relèvent et progressent vers la ligne d’en-but. Le chrétien, comme le rugbyman, n’est pas celui qui ne tombe jamais. C’est celui qui se relève toujours. Dans l’équipe des Philippiens, il obéit à l’injonction du coach saint Paul, « oubliant ce qui est en arrière et (se) portant vers ce qui est en avant ».

Du sport à la spiritualité

Parmi les professionnels du rugby, nombreux sont ceux qui témoignent de leur foi, et de ce qu’elle leur apporte sur le gazon. C’est le cas de Michael Jones, grand joueur néo-zélandais qui, malgré ses nombreuses blessures, a honoré 55 sélections en équipe nationale. La plupart de ses guérisons étaient purement inattendues, mieux, il en est à chaque fois sorti renforcé. Un parcours phénoménal qui s’explique en grande partie par sa foi inébranlable.

Du côté de nos petits Français, Pierrick Gunther, surnommé « le petit Chabal », s’est tourné vers la foi après la disparition de son meilleur ami en 2009. Depuis, avant chaque match, il s’isole pour prier. Vincent Clément lui non plus ne conçoit pas son sport indépendamment des valeurs chrétiennes : « Le sport, et en particulier le rugby, se rapproche beaucoup de ma foi chrétienne et Dieu m’a souvent parlé au travers du rugby. Dans le sens inverse, ma foi est un réel soutien dans ma pratique sportive. Elle me permet de rester stable lorsque les temps sont éprouvants ou… euphoriques ».

« J’ai combattu le bon combat, j’ai achevé la course, j’ai gardé la foi, dit encore le coach saint Paul à son fidèle coéquipier Timothée. Désormais la couronne de justice m’est réservée. » Mais peut-être pensait-il : « Je peux toucher du plat de la main le bouclier de Brénnus ! ».

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