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À Jérusalem, le mont du Temple en proie à la violence

Palestinians clean up debris inside Al-Aqsa mosque in Jerusalem's Old City after clashes at the compound between Palestinians and Israeli police on September 13, 2015, just hours before the start of the Jewish New Year. The disturbances came with tensions running high after Israeli Defence Minister Moshe Yaalon last week outlawed the Murabitat (for females) and Murabitun groups which are made up of east Jerusalem Palestinians and Israeli Arabs and who confront Jewish visitors to the volatile Al-Aqsa mosque complex, considered Islam's third holiest shrine. AFP PHOTO / AHMAD GHARABLI
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Mont du Temple, pour les uns, esplanade des mosquées pour les autres, le statu quo qui gouverne ce lieu saint juif et musulman est menacé.

Le lieu saint que se disputent l’islam et le judaïsme cristallise la violence entre Israéliens et Palestiniens depuis longtemps, mais ce dimanche 13 septembre 2015, certains garde-fous ont sauté. Selon la police israélienne, des militants musulmans auraient jeté des pierres et des pétards depuis la mosquée al-Aqsa. De leur côté, les sources palestiniennes affirment que des commandos spéciaux israéliens seraient montés sur le toit de mosquée, auraient brisé des vitres et des pièces d’antiquité pour lancer des grenades lacrymogènes afin de disperser l’assemblée.

Violation des accords de paix en vue ?

Les deux versions des événements concordent assez pour permettre de penser, qu’effectivement, des activistes musulmans se trouvaient parmi l’assemblée, et que la police israélienne a cru bon de riposter à sa manière, pour le moins musclée… Mais au cours de cette intervention, elle a durablement aggravé la situation : outre la violation d’un lieu saint – qu’escomptaient bien les manifestants – elle a évacué la garde jordanienne, à laquelle revient normalement la sécurité des lieux.

Le statu quo de 1967 menacé

Symboliquement, l’évacuation de la garde jordanienne est un signe grave, bien plus qu’une énième confrontation entre police israélienne et manifestants palestiniens. À l’issue de la guerre des Six Jours (du 5 au 10 juin 1967), malgré la victoire israélienne, le ministre de la Défense Moshe Dayan avait décidé de retirer le drapeau israélien qui flottait sur le dôme du Rocher, à proximité de la mosquée d’al-Aqsa. Il avait interdit aux Juifs de prier sur l’esplanade où se situait jadis le Temple de Salomon, dont le Mur des Lamentations est le vestige des antiques fondations. Il s’agit en effet du troisième lieu saint de l’islam, et le ministre en assurait l’autonomie vis-à-vis d’Israël en le plaçant sous la garde de la dynastie des Hachémites, les souverains de Jordanie.

Sapeurs de paix

Mais une frange d’extrémistes juifs n’a jamais accepté ce statu quo et se bat pour pouvoir prier sur ces lieux, voire pour y construire un nouveau Temple. Ce dimanche, alors que les Juifs célébraient le nouvel an, ils ont trouvé en face d’eux un adversaire rêvé, qui ne demande qu’à faire « monter la pression » pour lancer une troisième Intifada (« soulèvement » en arabe). De fait, la deuxième insurrection palestinienne avait débuté en septembre 2000, sur cette même esplanade, pour les mêmes raisons.

Outre la violation des lieux et de l’autorité jordanienne, un signe inquiétant a été donné par le gouvernement de Netanyahu lui-même : durant les affrontements, un groupe de Juifs s’est rendu sur le mont du Temple, parmi eux se trouvait le ministre de l’Agriculture Uri Ariel. Connu pour ses positions en faveur des colonies et son appartenance au parti nationaliste et néosioniste Le Foyer juif, il n’était de toute évidence pas sur les lieux pour prôner l’apaisement.

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