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« Demain, j’arrête » : comment mettre fin à la procrastination

© Lassedesignen / Shutterstock

Atlantico - publié le 24/08/15

Remettre sans cesse au lendemain peut être un trouble du comportement sérieux. Il est cependant possible de s'en débarrasser, à condition, entre autres, d'en identifier les causes profondes.

Entretien avec Alexandra Rivière, psychologue clinicienne et psychothérapeute exerçant à Paris.

Atlantico : Procrastiner se rapporte au fait de repousser au lendemain un certain nombre de tâches. Comment lutter contre ce problème, parfois élevé au rang de pathologie par certains psychologues ?
Alexandra Rivière :
Les approches thérapeutiques de ce type de pathologies varient. À ce jour, la technique la plus efficace reste l'approche cognitive et comportementale. On parle alors de reconstruction cognitive. Il faut travailler sur les pensées – les cognitions – des patients procrastinateurs qui sont généralement perfectionnistes et anxieux. Ils se réfugient dans "il faut que", "je dois faire", "je n'ai pas le temps"…

Ces pensées sont toujours en rapport avec les notions de temps et de réussite. Alors que les cognitions peuvent parfois faciliter le comportement, ici elles le bloquent. La peur de l'échec, le ressenti bloquent l'action chez ce type de patients. On rentre alors dans un comportement pathologique. Il faut travailler sur l'appréhension qu'amène l'idée de devoir accomplir une tâche. C'est parce qu'il y a une attente que les patients se bloquent, si l'on enlève cette notion d'attente ils accomplissent leur devoir sans problème.

En plus de travailler sur les pensées, il faut également se concentrer sur les émotions. En d'autres termes, il faut découvrir ce qu'impliquent les deadlines, pourquoi elles font peur. Il faut mettre le doigt sur les causes analytiques : sortir le procrastinateur de son fantasme, de sa toute puissance.

L'important est de briser la boucle qui s'installe chez le "malade". Ce concept théorisé par Eric Jaffe dans Psychological Science démontre que repousser sans cesse rend nerveux entraînant ainsi une baisse d'énergie nous rendant d'autant moins productif et nous poussant à ne rien faire ce qui augmente davantage notre niveau de stress et ainsi de suite.

Quelles méthodes sont les plus usitées et les plus efficaces dans ce cadre de thérapies ? 
A. R. :
Dans le cadre des thérapies comportementales et cognitives, diverses techniques sont utilisées. Les exercices sont toujours actifs, il s'agit de mises en pratique, de restructurations cognitives dont voici une liste non exhaustive :

– Faire un planning pour la semaine peut s'avérer très utile. Cette méthode est notamment récurrente lorsqu'il s'agit de "soigner" des adolescents. Il faut alors diviser le travail, les devoirs par exemple, en petites tâches pour éviter que l'individu se sente confronté à une montagne. En voyant que la tâche est divisible et pas si longue à accomplir, la personne se retrouve propulsée dans le réel et l'accomplit. Lire la suite sur Atlantico

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