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Vincent Lambert : au ministère de la Santé de décider

© BERTRAND GUAY / AFP
Viviane Lambert (C), the mother of a quadriplegic man who is currently on artificial life support in a hospital in France, takes part in a walk for life "Marche pour la vie", on January 25, 2015, in Paris. AFP PHOTO / BERTRAND GUAY
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Contre toute attente, le docteur Daniela Simon, médecin-chef du CHU de Reims, a décidé de ne pas stopper l’alimentation de Vincent Lambert et de confier le dossier au ministère de la Santé.

L’ultime décision des médecins de Vincent Lambert était attendue aujourd’hui. Le CHU de Reims, qui avait engagé une nouvelle procédure d’arrêt des traitements administrés à Vincent Lambert, a rendu sa décision cet après-midi auprès de la famille du patient. Contre toute attente, Daniela Simon, la médecin-chef du service où est hospitalisé Vincent, a décidé de ne pas stopper son alimentation et de se tourner vers son ministère de tutelle, celui de la Santé, pour statuer définitivement sur ce dossier. Dans un communiqué de presse, Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Jérome Lejeune s’est dit soulagé par cette nouvelle et espère maintenant que "la décision de ce 23 juillet marque l’amorce d’une évolution sage, pour le bien de Vincent : son transfert dans un autre établissement, loin des violences et des menaces".

Coup d’arrêt à un "acharnement euthanasique"

Nombreux étaient ceux qui prédisaient la décision d’un arrêt de l’alimentation de Vincent Lambert, à l’instar de François Lambert neveu du malade, faisant parti des proches en faveur d’un arrêt des soins et qui avait déclaré : "La décision d’arrêt des traitements qui laisserait enfin partir Vincent ne fait pas vraiment de doute". À l’annonce de son maintien en vie, le comité de soutien à Vincent Lambert, rassemblé aujourd’hui à proximité de l’hôpital de Reims, a exprimé dans un communiqué "son grand soulagement", avant de poursuivre : "Le docteur Daniela Simon a pris une décision responsable de nature à calmer la situation en ne stoppant pas l’alimentation de Vincent. Elle met un coup d’arrêt à ce qui apparaissait de plus en plus comme un acharnement euthanasique".

"Aujourd’hui, notre frère Vincent n’est pas en fin de vie"

Depuis des semaines, les soutiens au maintien en vie de Vincent s’intensifiaient. Mardi, dans une déclaration commune publiée sur le site Internet du diocèse de Lyon, les évêques de Rhône-Alpes avaient martelé que Vincent Lambert n’était "pas en fin de vie" et ne faisait "l’objet d’aucun soin disproportionné", avant d’ajouter qu’"en lui donnant la nourriture et l’hydratation nécessaires, ceux qui prennent soin de lui respectent simplement le cours de cette vie dont le mystère nous échappe et dont le terme n’appartient à personne". "Aujourd’hui, notre frère Vincent n’est pas en fin de vie, et plusieurs établissements spécialisés se sont déclarés prêts à le recevoir. Qu’est-ce qui l’empêche ?", s’interrogaient les prélats. Dans une tribune publiée dans Le Figaro, le philosophe François-Xavier Bellamy avait quant à lui estimé que mettre fin à l’hydratation et à l’alimentation de Vincent Lambert, équivalait à le "condamner à mort lentement de faim et de soif".