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Syrie : Alep, la mère de toutes les batailles

© مراسل جبهة النصرة / Twitter
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La ville syrienne d’Alep est le théâtre d’une guerre urbaine qui dure depuis trois ans. La violente offensive rebelle de juillet 2015 n’a pas emporté la décision.

Cela fait trois semaines que les habitants d’Alep souffrent du manque d’eau. Celle des puits n’est pas saine et le réseau d’eau potable a été une nouvelle fois coupé. Les coupures de ce type sont fréquentes, mais elles ne durent habituellement pas si longtemps ! Avec des températures qui avoisinent les 40°C, les habitants demeurés sur place sont contraints de remplir leurs récipients dans les flaques et les cratères de bombes, remplis d’eau croupie constate Artsakh Press.

La pire offensive depuis 2012

Les rebelles, réunis au sein de la nouvelle coalition Ansar al-Charia – littéralement les partisans de la charia –, ont attaqué la partie Ouest d’Alep, tenue par l’armée et les milices progouvernementale, le 7 juillet. Les rebelles supposaient que le régime était en position de faiblesse : il défend en priorité Damas, la capitale et la côte méditerranéenne. Comme à leur habitude désormais, les djihadistes ont fait précéder leur assaut d’une attaque suicide à la voiture piégée qui aurait coûté la vie à 25 personnes selon le Daily Star.

Mauvais calcul, car malgré la violence de l’offensive, les troupes pro-Bachar, parmi lesquelles des membres du Hezbollah et des milices chrétiennes, ont empêché les djihadistes d’atteindre leur objectif principal, le quartier général des services de renseignements de l’armée de l’air syrienne, située dans le quartier de Zahra. L’armée arabe syrienne a répliqué avec des bombardements aériens sur la partie orientale de la ville, aggravant la situation des civils. Selon la télévision syrienne elle aurait tué "plus de 100 terroristes". L’Observatoire Syrien des droits de l’homme avance quant à lui le chiffre "d’au moins 78 morts" (cité par le Daily Star).

Le Leningrad syrien

Moins commentée que la prise de Palmyre ou la bataille de Kobané, la bataille pour Alep concentre toute l’attention des Syriens. Dès 2012, Bachar el-Assad avait affirmé que "le sort de la nation et du peuple" en dépendait. Avec une population d’1,7 million d’habitants, c’est la deuxième ville du pays, juste derrière Damas. Au début de la guerre civile syrienne, elle a été progressivement encerclée par les rebelles de la FSA, l’armée syrienne libre, faisant dire au Vice-Premier ministre syrien Qadri Jamil, en janvier 2013, qu’Alep était devenue le Leningrad syrien (Voice of Russia).

Sur place, la comparaison n’apparaît pas absurde. Un tiers de la ville a été détruit et les civils demeurés sur place vivent dans des conditions aberrantes. Les reportages de CNN ou de la télévision syrienne montrent des gens qui vaquent à leurs occupations : faisant leurs courses, travaillant parfois, au milieu de rues dévastées. Une charrette qui fait office de bus, surchargée de passagers, passe au milieu de véhicules criblés de balles… La ville est offerte aux snipers des deux camps, qui s’envoient leurs balles au-dessus de la tête des civils. Mais il arrive aussi que des quartiers – notamment chrétiens – soient la cible de tirs d’artillerie des djihadistes, pour leur supposé soutien au régime (Aleteia).

Radicalisation des combattants

Fin 2012, voyant l’échec d’un "printemps arabe" qui amènerait à la chute brutale du régime en place, les combattants de la FSA, notamment à Alep, n’ont pas pu continuer la lutte sans soutien extérieur. Ils se sont donc tournés vers les djihadistes, qui avaient des armes, de l’argent et des renforts. Un chirurgien français, Jacques Bérès, qui soignait les combattants à Alep, a constaté un nombre significatif de djihadistes étrangers parmi ses patients, notamment des Libanais, des Tchétchènes et des Français (Reuters). C’est à cette date que des habitants d’Alep, comme le photographe Issa Touma (

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