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Accord sur le nucléaire iranien : vers un front uni contre Daesh ?

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Cet accord historique, annoncé mardi 14 juillet à Vienne, permet aussi de lever les "obstacles" à la constitution d'une "large coalition" contre Daesh, a estimé le chef de la diplomatie russe.

Au bout de 12 ans de négociations, l’Iran et les grandes puissances internationales sont parvenus à un compromis sur le dossier du nucléaire iranien. Le volet principal de cet accord prévoit la limitation pour Téhéran d’enrichir l’uranium ainsi que le renforcement des inspections de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) des sites de production, en échange d’une levée progressive des sanctions internationales qui frappent le régime iranien depuis 2006.

Un front uni contre Daesh

Cet accord permet aussi de lever les "obstacles" à la constitution d’une "large coalition" contre le groupe État islamique (EI), a déclaré mardi dans un communiqué le chef de la diplomatie russe. "Il lève les obstacles, largement artificiels, à la constitution d’une large coalition pour combattre l’EI et d’autres groupes terroristes". La normalisation des relations de la communauté internationale avec l’Iran devrait résoudre "toute une série de problèmes et conflits dans la région" et avoir "une influence positive sur la situation dans son ensemble", a déclaré Sergueï Lavrov.

Conclu après de longues et âpres négociations entre le régime des mollahs et le groupe "5+1 (États-Unis, Chine, France, Grande-Bretagne, Allemagne et Russie), cet accord ouvre une nouvelle ère dans les relations internationales. "Les décisions que nous prenons aujourd’hui ne portent pas seulement sur le nucléaire iranien mais peuvent ouvrir un nouveau chapitre dans les relations internationales", a déclaré, mardi matin la chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, à l’ouverture de la réunion ministérielle qui devait officialiser l’accord. Son homologue iranien, Javad Zarif, l’une des chevilles ouvrières des discussions, a évoqué quant à lui un "moment historique".

Un accord salué par le Saint-Siège

"L’accord sur le programme nucléaire iranien est vu de façon positive par le Saint-Siège", c’est ce qu’a déclaré le père Federico Lombardi, interrogé par des journalistes. Le directeur de la salle de presse du Saint-Siège affirme qu’il s’agit "d’un résultat important dans les négociations qui se sont tenues jusqu’à présent, mais qui nécessite la poursuite des efforts et l’engagement de tous afin qu’il puisse porter des fruits". Des fruits, a précisé le père Lombardi, "qui ne se limitent pas au seul domaine du programme nucléaire mais qui s’étendent à d’autres directions". Il n’a pas précisé quelles étaient les directions préconisées par le Saint-Siège mais l’on sait que l’Iran est un pays où la liberté de religion est limitée.

Cet accord a également été salué par le président des États-Unis. "Il nous donne une chance d’aller dans une nouvelle direction. Nous devons la saisir", a déclaré Barack Obama lors d’une allocution solennelle à la Maison Blanche. Évoquant "des différences bien réelles" et "une histoire difficile qui ne peut être ignorée", il a cependant estimé que le changement était possible. Le président américain a estimé que le texte conclu à Vienne démontrait que la diplomatie américaine pouvait apporter "des changements réels et significatifs, des changements qui peuvent rendre ce pays et le monde plus sûrs".

Un "pas très positif"

Dans son message de Pâques, le 5 avril dernier, le pape François saluait l’accord-cadre sur le nucléaire iranien qui venait d’être trouvé entre Téhéran et les grandes puissances. Ce mardi 14 juillet, l’Iran et le groupe 5+1 sont parvenus à finaliser un accord qualifié d’"historique". Il aura fallu 21 mois de pourparlers et un round final de plus de 17 jours de négociations acharnées pour solder ce dossier. L’Iran s’engage à ne pas se doter de l’arme nucléaire, les grandes puissances lèveront peu à peu leurs sanctions.

Mgr Silvano Tomasi, observateur permanent du Saint-Siège auprès des Nations unies à Genève, estime que cet accord est un "pas très positif". "Il montre que, même quand cela est très difficile, la méthode du dialogue peut aboutir." Mgr Tomasi espère que cet accord facilitera les relations entre les grandes puissances et le Moyen-Orient, mais aussi les négociations visant à mettre fin à la violence en Syrie, qu’il permettra de réduire l’influence désastreuse de l’autoproclamé État islamique au Moyen-Orient et ailleurs dans le monde.

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