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Jurassic World vs Laudato si’

Universal Pictures
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Jurassic World présente très bien les différentes problématiques de l’ordre de l’éthique écologique relevées par le Pape dans son encyclique, analyse Charles Vaugirard dans les Cahiers Libres.

Le parc est ouvert. Plus de 20 ans après l’incident du Jurassic Park, le parc à thème exposant des dinosaures reconstitués par génie génétique est enfin ouvert au public. Plus de 20 000 visiteurs par jour se pressent dans une magnifique version paléontologique de Disneyland. Mais la dernière attraction du parc à thème, un dinosaure hybride inventé de toute pièce par l’homme, se révèle incontrôlable : l’indominus rex, c’est son nom, se transforme en machine à tuer.

Ainsi commence Jurassic World, la suite de la trilogie Jurassic Park de Steven Spielberg. Un excellent film à suspense qui peut aussi nourrir une petite réflexion sur la technique. Et en s’aidant de l’encyclique Laudato si’, c’est encore mieux !

Le problème de l’usage des prouesses génétiques et ses limites

Dans la série des quatre films Jurassic Park, la question centrale est l’usage et la limite du génie génétique. En récupérant du sang de dinosaure présent dans des moustiques préhistoriques enfermés dans de l’ambre, les généticiens de la firme InGen ont réussi à reconstituer des embryons de différentes espèces de dinosaures. Leur ADN est abîmé, et il est réparé à l’aide d’ADN de batraciens. Cette renaissance est incontestablement une prouesse technologique et le résultat est extraordinaire : des dinosaures foulent à nouveau la Terre. L’émerveillement est au rendez-vous et les quatre films ne manquent pas de scènes où les personnages contemplent ces gigantesques et magnifiques animaux. Jurassic Park envoie du rêve, on comprend qu’un tel parc à thème ait un succès garanti.

Mais ressusciter les dinosaures n’est pas sans risques et la faiblesse des hommes n’arrange rien. Jurassic World présente très bien les différentes problématiques présentes dans la tétralogie. Et ces problématiques sont de l’ordre de l’éthique écologique : le risque posé par une technique trop puissante, le risque de prolifération des animaux nouveaux, et la pression économique poussant les hommes à repousser les limites. Ce sont exactement les questions que soulèvement l’apparition des organismes génétiquement modifiés (OGM) dans l’agriculture, or il n’est pas aisé de répondre à cette question. Un discernement s’impose.

Les repères donnés par Laudato si’

L’encyclique Laudato si’ nous donne des points de repères sur ce sujet :

"131. Je veux recueillir ici la position équilibrée de saint Jean Paul II, mettant en évidence les bienfaits des progrès scientifiques et technologiques, qui ‘manifestent la noblesse de la vocation de l’homme à participer de manière responsable à l’action créatrice de Dieu dans le monde’. Mais en même temps il rappelait qu »aucune intervention dans un domaine de l’écosystème ne peut se dispenser de prendre en considération ses conséquences dans d’autres domaines’. Il soulignait que l’Église valorise l’apport de ‘l’étude et des applications de la biologie moléculaire, complétée par d’autres disciplines, comme la génétique et son application technologique dans l’agriculture et dans l’industrie’, même s’il affirme aussi que cela ne doit pas donner lieu à une ‘manipulation génétique menée sans discernement’ qui ignore les effets négatifs de ces interventions. Il n’est pas possible de freiner la créativité humaine. Si on ne peut interdire à un artiste de déployer sa capacité créatrice, on ne peut pas non plus inhiber ceux qui ont des dons spéciaux pour le développement scientifique et technologique, dont les capacités ont été données par Dieu pour le service des autres. En même temps, on ne peut pas cesser de préciser toujours davantage les objectifs, les effets, le contexte et les limites éthiques de cette activité humaine qui est une forme de pouvoir comportant de hauts risques."

"132. C’est dans ce cadre que devrait se situer toute réflexion autour de l’intervention humaine sur les végétaux et les animaux qui implique aujourd’hui des mutations génétiques générées par la biotechnologie, dans le but d’exploiter les possibilités présentes dans la réalité matérielle. Le respect de la foi envers la raison demande de prêter attention à ce que la science biologique elle-même, développée de manière indépendante par rapport aux intérêts économiques, peut enseigner sur les structures biologiques ainsi que sur leurs possibilités et leurs mutations. Quoiqu’il en soit, l’intervention légitime est celle qui agit sur la nature ‘pour l’aider à s’épanouir dans sa ligne, celle de la création, celle voulue par Dieu’."

Nous voyons ici que la question est complexe. L’OGM n’est pas interdit en lui-même, mais tout dépend de ses conséquences et de sa finalité. Lire la suite sur les Cahiers Libres

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