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Brésil : 13 ans, à la rue, droguée et enceinte

Domingos Peixoto / Agência O Globo

La rédaction d'Aleteia - Publié le 29/06/15

L'assistance sociale de Rio de Janeiro le reconnaît : elle ne sait plus quoi faire. Mais, au Brésil, le laïcisme persiste dans ses "solutions" : non à la famille, et oui à l'avortement, au sexe libre, à la légalisation des drogues...

Copacabana, dimanche après-midi, 21 juin. L’ambiance de joie et de plage dans laquelle baignent Cariocas (les habitants de Rio de Janeiro) et touristes est à son comble avec les préparatifs du show d’Ivete Sangalo et Criolo en l’honneur de Tim Maia.   

Seule dans la rue depuis ses 5 ans

Des agents du Secrétariat du développement social de la ville Rio de Janeiro abordent une petite fille. Elle sent le solvant (drogue inhalée). Son ventre trahit une grossesse de sept mois. Elle a 13 ans. Les agents sociaux, pour la plupart, la connaissent. Cela fait huit ans qu’elle est inscrite sur les registres municipaux. Depuis qu’elle a 5 ans, elle vit dans la rue et ne sait pas où sont ses parents. Malgré l’effet soporifique de la drogue, elle répond à quelques questions des agents sur sa grossesse : "Si c’est une fille, elle s’appellera Ana Julia. Et si c’est un garçon… J’ai oublié. Ah oui, João Gabriel".

Les agents emmènent la fillette dans un centre d’accueil pour mineures. À nouveau. Du 3 au 23 de ce mois de juin, les équipes de la préfecture l’ont emmenée huit fois au foyer de Taiguara. Avec elle, 19 autres mineures ont été arrêtées ce même dimanche dans la "ville merveilleuse" et menées dans les centres d’accueil municipaux. Même enceinte de 7 mois, la journée n’était pas terminée que la fillette de 13 ans faisait le mur du centre d’accueil et, le lundi matin, on la retrouvait déjà déambulant dans les rues. À nouveau. Abordée une fois de plus, elle refusera de voir un médecin et justifiera sa décision : "Je m’en tape !".

Des enfants mis à la rue par l’État lui-même

Selon les registres de l’assistance sociale de Rio de Janeiro, la mère de la fillette enceinte a vécu, elle aussi, dans la rue et aujourd’hui personne n’a de ses nouvelles. Plusieurs tentatives ont été faites pour l’inclure dans des projets sociaux et la responsabiliser, sans succès. Et, sous prétexte du droit d’aller et venir, l’État brésilien mets les enfants dans la rue au lieu de leur offrir des centres d’accueil avec une infrastructure décente, des soins adéquats et des perspectives objectives d’éducation, de travail et d’insertion sociale.  

Des adolescentes enceintes, et sans endroit où aller, ne sont pas rares dans les rues de Rio de Janeiro et leur histoire suit toujours le même scénario : irresponsabilité des parents, violence domestique, déstructuration familiale et implication dans des drogues. Le sort de leurs enfants est généralement le même : dans deux maternités municipales, chacune comptant 20 places, il y a 29 bébés, dont 12 sont des enfants de mères qui vivent dans la rue. Droguées pour la plupart, ces mères cessent de visiter leur progéniture parce que le vice est plus fort que le lien avec leurs enfants. L’année dernière, sur 79 enfants nés dans la maternité municipale Ana Carolina, 28 ont été adoptés et 31 sont retournés dans la "famille étendue" qui, en plus des parents, englobe les oncles et tantes et les grands-parents.

Éliminer la famille naturelle

Décrivant cette banale tragédie, le quotidien O Globo a parlé avec plusieurs professionnels qui travaillent dans l’assistance sociale carioca. Ils ont dit ne pas savoir ce qui peut être fait pour solutionner ce drame, aujourd’hui banalisé. Parmi les "propositions de solutions " figurant le plus souvent dans la presse laïque, il n’y a pas non plus de grandes nouveautés : avortement légalisé, contraception, sexe libre et "responsable " (sic), discours qui rejettent la responsabilité sur des idées générales comme "la société", "le système ", "la culture traditionnelle"… On parle aussi de légaliser les drogues comme moyen de combattre le chaos social aggravé par les drogues. Mais, par-dessus tout, il faut éliminer "les concepts intolérants et rétrogrades" comme celui de "famille naturelle", formée par un père, une mère et leurs enfants. La solution pour le drame des familles serait donc de détruire la famille pour éviter ces drames. Êtes-vous disposé à attendre pour voir les résultats de ces "solutions" ? 

Adapté du portugais par Élisabeth de Lavigne

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