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Migrants : l’ultimatum de l’Italie à l’Europe

© A. Rodriguez / UNHCR / Photo Unit
A Cry for Those in Peril on the Sea The Spanish coastguard intercepts a traditional fishing boat carrying African migrants off the island of Tenerife in the Canaries. / UNHCR / A. Rodriguez / 24 October 2007



https://www.flickr.com/photos/101268966@N04/10423516384/in/photolist-gT6fgJ-8ao63J-gT6eXC-bkMFFV-bkMG74-9Ges5D-bkMJAx-bkMKEP-bkMKqe-bxuJJc
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Submergée par des vagues croissantes de migrants, l’Italie somme ses partenaires européens de prendre leurs parts du fardeau au lieu de bloquer leurs frontières.

Les vagues de migrants économiques et de réfugiés fuyant la guerre grossissent de mois en mois sur les rives de la Méditerranée. Sur la première moitié de 2015, on en a déjà enregistré plus de 100 000 migrants venus par la mer, contre 40 000 l’année dernière sur la même période. Or, "(…) aujourd’hui, cinq État membres se partagent à eux seuls 75% des demandeurs d’asile (Allemagne, Suède, France, Italie et Hongrie)", rappelle Les Échos. Mais l’Italie et la Grèce sont en première ligne. Et la coupe a débordé lorsque la France et l’Autriche ont fermé leurs frontières aux migrants, ces jours derniers.

"Presque de la provocation"

"C’est un problème sérieux et, que ce soit bien clair, les réponses de l’Europe n’ont pas jusqu’à maintenant été suffisamment bonnes", a déclaré dimanche le Premier ministre italien, Matteo Renzi, dans un entretien au Corriere della Sera. En cause, la répartition des migrants : le plan européen  prévoit de répartir 24 000 réfugiés entre les pays autres que l’Italie et la Grèce qui sont en première ligne – mais l’Italie veut que l’on aille plus loin au sommet européen du 25 juin. "Répartir seulement 24 000 personnes, c’est presque de la provocation", a souligné Matteo Renzi. "Si l’Europe choisit la solidarité, c’est bien. Si elle ne le fait pas, nous avons un ‘plan B’ tout prêt. Mais qui frapperait surtout l’Europe en premier", a-t-il ajouté, sans en dire plus. Il a rappelé que plus de 57 000 migrants et demandeurs d’asile ont été secourus en mer et accueillis par l’Italie depuis le début de cette année.

"La Commission européenne a demandé en mai aux États membres de l’UE de prendre en charge 40 000 demandeurs d’asile arrivés en Italie et en Grèce, explique Le Point. Mais les États peinent à s’entendre sur le sujet. La Convention de Dublin prévoit que les demandeurs d’asile déposent leur demande dans le pays d’entrée en Europe, une règle que l’Italie estime injuste puisqu’elle laisse Rome se débrouiller seule avec les milliers de migrants qui envahissent ses côtes. La Grèce se plaint depuis longtemps elle aussi d’être abandonnée face au même problème."

"La responsabilité de l’Europe"

"La convention de Dublin devrait être modifiée", a estimé Matteo Renzi soulignant que le chaos qui règne actuellement en Libye – d’où partent de nombreux bateaux de migrants – relève de ‘la responsabilité de l’Europe compte tenu de l’intervention (militaire) lancée il y a quatre ans’ par l’Otan pour aider les rebelles à renverser Mouammar Kadhafi" (Le Huffington Post).
Sans être aussi écrasante que celle des États-Unis dans la situation chaotique de l’Irak et du Moyen-Orient, la responsabilité de la France et de l’Otan dans cette intervention libyenne, menée sans évaluation des conséquences et sans suivi, ne fait plus aucun doute.

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