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Michel Onfray prend position contre la GPA

Michel Onfray prend position contre la GPA

© wikimedia

Arthur Herlin - publié le 08/06/15

Sur son blog, le philosophe de 56 ans, fondateur de l'Université populaire de Caen, se déclare sans détour opposé à la gestation pour autrui.

Dans un billet d'humeur publié sur Aleteia, le père Xavier Cormary décrivait l’exposé de Michel Onfray dans son Traité d’athéologie comme étant "à mourir de rire" et le religieux d'ajouter : "Ceux qui liront son livre se diront que l’Église n’est qu’une "profitueuse" de la pensée et de la liberté humaine et que les chrétiens, les croyants sont des nuisibles à exterminer". Une position relativement peu surprenante de la part de Michel Onfray qui se revendique publiquement athée et anticlérical.

"Le projet de loi ignore l’affectivité, le sentiment, la construction de l’enfant"

Voilà pourtant une déclaration du même auteur qui pourrait en étonner plus d'un : "Dans un monde idéal, je défendrais la gestation pour autrui (GPA)", assure le philosophe dans sa chronique mensuelle publiée sur son blog. Cependant, la "réalité" est tout autre et Michel Onfray semble bien démontrer à quel point il en est conscient : "Mais dans la réalité, le projet de loi ignore l’affectivité, le sentiment, la construction de l’enfant à partir du noyau qui le voudrait et le constituerait affectivement en dehors de l’argent", estime-t-il. Selon le philosophe, "la gestation pour autrui, dont Pierre Bergé est le 'penseur', se trouve définie par lui comme une location d’utérus dans l’esprit même où la caissière d’un supermarché louerait sa force de travail moyennant salaire" ! Plus de doute possible… Michel Onfray, qui se revendique de gauche, est bien opposé à la gestation pour autrui. C'est d'ailleurs par le biais de ses convictions de gauche qu'il en arrive à cette conclusion, percevant ce que la GPA pourrait infliger aux classes populaires : "Car les pauvres, dont on ne veut même plus de la force de travail puisqu’elle est désormais assurée par des machines moins coûteuses, n’ont plus pour issue que de devenir eux-mêmes des machines en louant ou en vendant leurs corps ou leurs produits dérivés en pièces détachées", s'indigne-t-il.

Au "droit à l'enfant" invoqué à l'origine des débats sur la GPA par ses défenseurs, Michel Onfray préfère le "devoir à l'endroit de l'enfant". En d'autres termes, un devoir de conscience qui doit éviter, selon le philosophe, à un enfant d'être traité de façon équivalente à une marchandise ou même à "une poupée". Car la "poupée" aurait tôt fait de se changer en "monstre", assène-t-il. Par cette chronique sans détour, Michel Onfray réaffirme un peu plus son point de vue sur la question après avoir joint récemment sa signature à celles de 160 autres personnalités "de gauche", toutes fermement opposées à la GPA.

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