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Le Pape aux enfants malades : « Vous êtes de petits héros de la vie »

© MASSIMILIANO MIGLIORATO/CPP

March 8, 2015: Pope Francis greets the children as he arrives for a pastoral visit to the Santa Maria Madre del Redentore parish church on the outskirts of Rome.

Radio Vatican - Publié le 31/05/15

Dans la chapelle de la Maison Sainte-Marthe au Vatican, le Pape a rencontré une vingtaine d’enfants gravement malades âgés de 2 à 14 ans, accompagnés de leurs parents et de quelques volontaires de l’Unitalsi.

"Installez-vous." Le Pape a invité les enfants à réciter avec lui le Notre Père. Puis il leur a parlé sans notes, à cœur ouvert. Il y a des demandes qui restent sans explication. Pourquoi les enfants souffrent ? "C’est un mystère", explique François. La Vierge Marie est restée, elle aussi, sans réponse, quand on lui a rendu le corps de son Fils. L’ange lui avait annoncé qu’Il serait Roi, grand et prophète et Le voilà mort et couvert de sang. "C’est le mystère de la Croix."

Quand les enfants grandissent, qu’ils arrivent à un certain âge autour des 2 ans, ils ne comprennent pas le monde et demandent ainsi "pourquoi ?" continuellement à leurs parents. Ces derniers apportent des explications qui provoquent, là encore, une cascade de "pourquoi". Ces enfants, explique le Pape, ne veulent pas comprendre le monde. Ils cherchent l’attention de leurs parents.

"N’ayez pas peur de demander, et même de défier le Seigneur"

De la même façon, poursuit le Pape, nous pouvons demander "au Seigneur pourquoi les enfants souffrent". "Il ne dira pas un mot, mais nous sentirons son regard sur nous, et cela nous donnera de la force" pour aller de l’avant. Le Pape encourage les enfants malades et leurs parents à essayer : "N’ayez pas peur de demander, et même de défier le Seigneur". "Et peut-être que cela vous apportera un sentiment nouveau et étrange. (…) Peut-être que la tendresse envers votre enfant sera la réponse, parce que c’est le regard du Père. (…) Là est votre force dans le regard amoureux du Père."

Interpellant une maman à qui on avait conseillé d’avorter, le Pape s’exclame : "Jamais, non jamais on ne résout un problème en tuant une personne. Ça c’est une habitude de mafieux". Le Pape reconnaît que même pour lui, qui a étudié la théologie, la souffrance des enfants est comme la Trinité, l’Eucharistie ou la grâce de Dieu : un mystère. François exprime son admiration pour la force et le courage des enfants.

Souhaiter que son enfant meurt le premier, c’est de l’amour

Le Saint-Père assure les enfants présents dans la chapelle Sainte Marthe de sa proximité. "Ce n’est pas une compassion momentanée", insiste-t-il. "Votre chemin de courage, votre chemin de croix, votre exemple me fait du bien." Et le Pape remercie de ce courage : "Tant de fois dans ma vie je me suis montré lâche". François met en avant leur courage admirable, a fortiori dans un monde "où il est tellement banal de vivre la culture du rejet". "Vous êtes de petits héros de la vie". Quant aux parents, il connait leur préoccupation de laisser derrière eux leur enfant malade et les tranquillise. Souhaiter alors que son enfant meurt le premier, "cela, c’est de l’amour".

Poussé par un de ses secrétaires, le Pape raconte enfin une histoire "qui pourrait aider les enfants à se tourner vers le Seigneur". Un enfant jouait. Son père le regardait par la fenêtre au troisième étage. L’enfant cherchait à bouger une pierre massive, mais il n’y parvenait pas. Elle était trop pesante. L’enfant intelligent est allé chercher un morceau de fer pour parvenir à bouger la pierre, il n’y parvint pas là non plus. Il est alors allé chercher ses camarades, mais tous ensemble, ils n’y sont pas parvenu. À la fin, le papa est descendu et avec beaucoup de force et le morceau de métal il a réussi à dégager la pierre. L’enfant alors adresse un ton de reproche à son père : "Mais Papa, tu as vu que je n’y parvenais pas ? Mais pourquoi n’es-tu pas venu plus tôt ?". Et le père de répondre : "Parce que tu ne m’as pas appelé". François a ainsi rappelé aux enfants qu’il ne fallait pas oublier d’appeler le Seigneur : "Lui sait ce qu’il adviendra et comment cela adviendra, et Il sera votre consolation".

La rencontre s’est achevée par un Ave Maria et une bénédiction papale. François a enfin salué individuellement chaque enfant avec ses parents.

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