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Football : le « moment difficile » de la Fifa ne fait que commencer

© Diego URDANETA / AFP
FBI agents take boxes with documents from the headqueartes of the CONCACAF soccer organization after a raid on May 27, 2015 in Miami Beach, Florida. The US Justice Department announced conspiracy and corruption charges against nine FIFA officials and five business executives Wednesday, after Swiss authorities arrested seven suspects based on the indictments. At the same time as the indictments were unsealed, authorities raided the Miami headquarters of the CONCACAF soccer association, which coordinates the sport in North and Central America and the Caribbean. AFP PHOTO/DIEGO URDANETA
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Face à la machine judiciaire américaine, la Fédération internationale de football a peu de chances de s’en sortir par un match nul.

 "L’enquête n’en est qu’à ses débuts", prévient la ministre de la Justice des États-Unis. "C’est un moment difficile", a concédé le porte-parole de la Fifa à Zurich. L’arrestation de sept hauts responsables de la fédération hier matin à Zurich et l’inculpation d’autres aux États-Unis (Aleteia) ne seraient-elles pas plutôt les premiers coups de tonnerre d’un orage dévastateur – et, à terme, purificateur ? Si l’indéboulonnable président Sepp Blatter n’a pas été pris dans la nasse, sa réélection à la tête de la fédération le 29 mai n’a plus rien d’une simple formalité.

L’étau se resserre

À la veille d’une élection qui paraissait jouée d’avance, la Fifa fait désormais face à la tout aussi puissante justice américaine, constate Le Temps : "La démarche du parquet du district Est de New York est légitimée par le fait que des organismes américains sont visés par ces soupçons de corruption. Parmi les inculpés figurent plusieurs responsables de la Confédération de football d’Amérique du Nord, d’Amérique centrale et des Caraïbes (Concacaf). La demande d’arrestation est par ailleurs motivée par le fait que "l’entente relative à ces actes (de corruption) aurait été conclue aux États-Unis", selon l’Office fédéral de la justice (OFJ). Qui ajoute que "des paiements auraient transité par des banques américaines"."

L’OFJ (suisse) a donc ordonné au Ministère public zurichois de placer sept hauts dirigeants de la Fifa en détention provisoire. Six d’entre eux s’opposent à leur extradition vers les États-Unis. La justice américaine dispose de 40 jours pour adresser à la justice suisse des demandes formelles permettant à l’OFJ de déterminer si les critères d’extradition vers les États-Unis sont remplis. 

Le repenti de l’argent fou

Nul ne doute que la justice américaine soit sûre de son fait. Elle a monté un dossier "en béton" grâce notamment à un repenti. Le FBI "a retourné un ponte de la Fifa", explique Le Parisien. Il se nomme Chuck Blazer, surnommé "Monsieur 10%". Ancien secrétaire général de la Concacaf et ancien membre de la commission de la Fifa, c’est aujourd’hui un septuagénaire malade, cerné par la justice et le fisc avec 14 inculpations pour corruption pour lesquelles il risque jusqu’à dix ans de prison et cinq ans pour évasion fiscale. "Le FBI l’a contraint à jouer les informateurs dès 2011" pour alléger ses condamnations : "Comme dans les films, Blazer a accepté de porter un micro sous son costume, en essayant de faire avouer leurs fautes à ses anciens camarades de la Fifa. Il a également levé le voile sur le système de corruption à l’œuvre sur les deux continents américains, révélant notamment la machine à cash, pour ses dirigeants, que constitue la sulfureuse Concacaf" (L’Express).

Une fois encore, on constate que l’argent rend fou. Or, l’argent coule à flots sur le football, explique François Langlet sur RTL : "En 2014, la fédération a réalisé un chiffre d’affaires de près de 2 milliards d’euros. C’était une année record en raison de la Coupe du Monde cette année-là au Brésil. Sur quatre ans, c’est-à-dire d’une compétition à l’autre pour tout un cycle, la Fifa a réalisé 5 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Pour 90% c’est lié aux compétitions. Elle a fait presque 200 millions d’euros de bénéfices et cela chaque année. Des bénéfices qui alimentent un vrai pactole, des réserves financières de plus d’un milliard d’euros. En fait, la Fifa est un empire financier…".

Un déluge d’"affaires"

Les "affaires" se sont multipliées depuis 1999 et l’élection de Sepp Blatter, rappelle L’Équipe :
1999 : "L’écrivain anglais David Yallop affirme, dans un livre intitulé