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Un nouveau record mondial : 38 millions de personnes déplacées

© AHMAD AL-RUBAYE / AFP
IRAQ-UNREST-YAZIDIS Displaced Iraqi families from the Yazidi community cross the Iraqi-Syrian border at the Fishkhabur crossing, in northern Iraq, on August 13, 2014. At least 20,000 civilians, most of whom are from the Yazidi community, who had been besieged by jihadists on a mountain in northern Iraq have safely escaped to Syria and been escorted by Kurdish forces back into Iraq, officials said. The breakthrough coincided with US air raids on Islamic State fighters in the Sinjar area of northwestern Iraq on August 9, and Kurdish forces from Iraq, Syria and Turkey working together to break the siege of Mount Sinjar and rescue the displaced AFP PHOTO/AHMAD AL-RUBAYE
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A cause des conflits, 38 millions de civils ont quitté leur foyer en 2014 pour prendre le chemin de l’exode dans leur propre pays.

" Le nombre de personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays par les conflits ou la violence a littéralement explosé, atteignant 38 millions, l’équivalent des populations de Londres, New York et Pékin réunies, selon un nouveau rapport du Conseil norvégien pour les réfugiés (NRC) présenté au siège des Nations Unies à Genève. " (Centre d’actualités de l’ONU)
 

« Les plus mauvais chiffres depuis une génération »

Selon ce rapport réalisé par l’ONG norvégienne IDMC, 38 millions de civils, dont 11 millions pour la seule année 2014 (4,7 millions de plus qu’en 2013) vivent en exil intérieur, privés de leur foyer. " Il s’agit des plus mauvais chiffres concernant les personnes forcées à se déplacer depuis une génération, ce qui prouve que nous avons complètement échoué à protéger des civils innocents ", selon Jan Egeland, secrétaire général du Conseil norvégien pour les réfugiés (NRC) dont dépend l’IDMC. En cause, les multiples conflits en Syrie, en Irak, au Soudan du Sud, en Libye, en République démocratique du Congo, au Nigéria, mais aussi en Colombie et en Ukraine. " Concrètement, cela signifie que trente mille personnes ont abandonné leur maison chaque jour. " (Itele)  
À ces 38 millions de personnes déplacées, il faut ajouter quelque 16 millions de réfugiés dans un autre pays, recensés par le Haut-Commissariat pour les réfugiés (HCR), soit au moins 54 millions de déplacés et réfugiés dans le monde.

 7,6 millions de Syriens

« L’une des principales raisons expliquant la forte hausse des personnes déplacées est la fermeture des frontières », a expliqué Jan Egeland. Le triste record mondial des déplacements internes revient aux civils syriens avec 7,6 millions de personnes, soit 40% de la population syrienne, tandis qu’en Irak,  au moins 2,2 millions de personnes ont fui les zones tombées aux mains du pseudo Etat islamique en 2014. La Syrie et l’Irak totalisent 90% des déplacés au Moyen-Orient. Le terrorisme islamique et les luttes tribales ont par ailleurs  multiplié par six le nombre de déplacés en Libye (400 000). Au Nigéria,  les attaques du groupe islamiste Boko Haram ont provoqué près d’un million de nouveaux déplacés. C’est encore la lutte contre les islamistes Talibans dans les zones tribales de l’ouest du Pakistan qui a provoqué le déracinement de 1,5 million de personnes en Asie, portant le total des déplacés à 5 millions dans cette région du monde. Mais en compte plus du double dans l’Afrique subsaharienne : 11,4 millions de déplacés dans 22 pays. En Amérique Latine, on compte 7 millions de déplacés, en majorité en Colombie, mais de plus en plus au Mexique, au Guatemala et au Salvador en raison de la violence criminelle des narcotrafiquants.

1,2 million d’Ukrainiens

Par ailleurs, pour la première fois depuis 10 ans, l’Europe a également été  le théâtre de déplacements forcés massifs, provoqués par la guerre en Ukraine qui a poussé 1,2 million de personnes à fuir leurs foyers en 2014 et dans les premiers mois de 2015.
Le flot des immigrés clandestins est bien entendu grossi par les nouvelles crises : " Plus un conflit dure, plus l’insécurité se répand et plus les gens finissent par franchir les frontières et tenter leur chance lors de voyages dangereux comme en Méditerranée ", a affirmé Volker Türk, Haut-Commissaire adjoint de l’ONU pour la protection des réfugiés » (RTS).

Pour Jan Egeland, la conclusion est claire : la communauté internationale " ne veut pas ou ne peut pas faire ce qu’elle a promis : protéger les vulnérables et les innocents ".  " Ce rapport doit servir de cri d’alarme, a-t-il ajouté : Il faut briser ce cycle infernal qui contraint des millions de personnes à fuir. "

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