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Surdoués : une étude française met en évidence deux profils bien distincts

Jeffrey Bruno

Arthur Herlin - Publié le 03/05/15

Une étude clinique inédite menée à Lyon va enfin permettre de mieux comprendre le fonctionnement cérébral des enfants précoces, cela concerne 3% des individus en France.

Parmi les enfant à « haut potentiel » (HP)  comprendre, surdoués ou précoces –, il existe désormais deux profils bien distincts. C’est en tout cas ce qu’a mis en lumière une étude sans précédent, menée depuis un an par le Cermep, le Centre de l’imagerie du vivant de Lyon, et financée par la fondation ApicilLa majorité de ces enfants à « haut potentiel » apprennent bien plus vite que la moyenne, sont parfaitement adaptés à leur environnement et ne souffrent d’aucun problème. En d’autres termes, ce sont les premiers de la classe. Les chercheurs les ont baptisés les « laminaires ». Mais 30% des HP, eux, sont victimes de troubles du comportement et d’hypersensibilité. À l’inverse des laminaires, il leur est pratiquement impossible de passer le baccalauréat, on les appelle les « complexes ».

La clé se trouve dans le cerveau

Grâce à l’IRM fonctionnelle, les chercheurs on pu observer les connexions des cerveaux de ces enfants HP et mettre en évidence les différences qui séparent les deux types identifiés. Chez les laminaires, l’IRM confirme qu’ils activent plus de zones que les enfants « complexes » : à la fois les zones du cortex intervenant dans les liens associatifs – ce qui leur permet de disposer d’une très bonne mémoire épisodique liant événements et émotions –  et les zones de « gestion des conflits », qui permettent de « sélectionner la bonne réponse ». Autre variation visible à l’IRM, les laminaires ont une meilleure connectivité entre les hémisphères droit et gauche, signe d’une plus forte capacité à s’adapter.

En revanche, les IRM des enfants HP complexes révèlent une « dyssynchronie cognitive », confirmant ainsi ce qui est observable : une capacité d’apprentissage redoutable, un sens décuplé de l’injustice, mais également des troubles du comportement. Heureusement, ce constat n’est en rien fatal pour les enfants concernés, les neurosciences permettent de faciliter leur apprentissage, et de concevoir des méthodes pédagogiques mieux adaptées à leur fonctionnement cognitif.

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sciencesVatican
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