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Népal : Tout un village sauvé par une ordination sacerdotale

© AED
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Le village d'Okhaldhunga ne possédant pas d'église, la cérémonie avait lieu en plein air. C'est ce qui a sauvé ses habitants.

Le 25 avril, un tremblement de terre de magnitude 7,9 frappait le Népal, entraînant d’innombrables destructions et causant plusieurs milliers de morts. Mais l’ensemble des habitants d’un petit village, dans l’Est du Népal, est aujourd’hui sain et sauf parce que tous étaient dehors au moment du séisme, en train d’assister à une ordination. Miracle au sein de la catastrophe : ni blessé ni mort à Okhaldhunga. Quasiment tout le village assistait à la cérémonie… en plein air !
 

Un témoignage direct

C’est un jeune enseignant qui a partagé ce témoignage avec les équipes de Caritas International : « Il était près de 11 h quand le tremblement de terre a commencé, raconte Santosh Kumar Magar, 29 ans. Je suis sorti et j’ai vu deux ou trois maisons s’écrouler autour de moi, des cadavres d’animaux ça et là. Mais les gens du village sont tous sains et saufs, parce que tous étaient rassemblés dehors pour la cérémonie d’ordination sacerdotale ». Les ordinations dont il parle étaient celles de deux nouveaux prêtres d’Okhaldhunga, dans l’Est du Népal. « Cela a été une expérience terrible, comme je n’en avais jamais vécu auparavant dans toute ma vie », avoue Santosh.

Si les habitants du village ont peut-être eu la vie sauve grâce à leur présence providentielle à la cérémonie d’ordination, en revanche le tremblement de terre a détruit leurs maisons, y compris celle des parents du nouveau prêtre, comme Santosh l’a constaté à son retour à Katmandou après le séisme. « La plupart des maisons des villages sont touchées… Certaines écroulées, la plupart fissurées. Tous les habitants étaient dehors, appelant à l’aide. »

Selon les dernières estimations, le nombre de morts suite au séisme s’élèverait à plus de 10 000 victimes, le bilan s’aggravant au fur et à mesure que les opérations de sauvetage atteignent les zones les plus éloignées, jusque-là coupées du monde. Caritas Internationalis, l’agence humanitaire de l’Église catholique, œuvre sans relâche pour étendre l’aide à toutes les régions, après s’être concentrée jusqu’ici sur la capitale du pays, Kathmandou. 

Adapté du portugais par Élisabeth de Lavigne

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