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Le culte de la divine Miséricorde ? De quoi s'agit-il ?

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Roberta Sciamplicotti - Publié le 20/04/15

Jésus indique très clairement trois promesses liées à la vénération de l’image : le Salut éternel, la victoire sur les ennemis du Salut et de grands progrès sur le chemin de la perfection chrétienne, et la grâce d’une bonne mort. L’image de Jésus Miséricordieux est souvent appelée image de la divine Miséricorde car c’est dans le mystère pascal du Christ que s’est révélé le plus clairement l’amour de Dieu pour l’homme. L’image, a dit Jésus, « doit rappeler les exigences de ma Miséricorde, car même la foi la plus forte sans les œuvres est morte ».

Une importante dévotion  

C’est en 1931 que Jésus parla pour la première fois à Sœur Faustine de son désir d’instituer cette fête : « Je désire qu’il y ait une Fête de la Miséricorde. Je veux que ce tableau que tu peindras avec un pinceau soit solennellement béni, le premier dimanche après Pâques, ce dimanche doit être la Fête de la Miséricorde », « le plus grand attribut de Dieu ». Selon les études effectuées par Ignacy Rozycki, lors de 14 apparitions Jésus précisera le jour de la fête dans le calendrier liturgique de l’Église, la cause et le but de son institution, la façon de la préparer et de la célébrer ainsi que les grâces et privilèges qui y sont attachés.

Le choix du premier dimanche après Pâques revêt une profonde signification théologique, indiquant le lien étroit qui existe entre le mystère pascal de la Rédemption et la fête de la Miséricorde. Sœur Faustine elle-même, d’ailleurs, écrira : « Je vois maintenant que l’œuvre de la Rédemption est unie à l’œuvre de la Miséricorde demandée par le Seigneur ». Jésus expliqua la raison pour laquelle il avait demandé l’institution de la fête : « Les âmes périssent, malgré mon amère Passion (…). Si elles n’adorent pas ma Miséricorde, elles périront pour l’éternité ». Et une neuvaine prépare à la fête, autrement dit la récitation, qui commence le Vendredi Saint, du chapelet de la Divine Miséricorde. Le jour de la fête, a dit Jésus Lui-même, « celui qui s’approchera de la Source de Vie, obtiendra une totale rémission des fautes et des peines ». Comme l’a souligné le professeur Rozycki, il s’agit de « quelque chose de résolument plus grand que l’indulgence plénière ».

Grâce à son Journal, on sait que Sœur Faustine a été la première à vivre seule cette fête, avec l’autorisation de son confesseur. Le cardinal Franciszek Macharski introduisit la fête à Cracovie par la Lettre pastorale pour le Carême de 1985,  en quoi il fut suivi les années suivantes par les évêques d’autres diocèses de Pologne. Le culte de la divine Miséricorde le premier dimanche de Pâques dans le sanctuaire de Cracovie-Lagiewniki était déjà présent en 1944.

Jean Paul II, son promoteur

Dans son homélie du jour de la canonisation de Sœur Faustine, premier dimanche après Pâques, le 30 avril 2000, le Saint-Père Jean Paul II a déclaré que désormais le deuxième dimanche de Pâques serait appelé dans l’Église universelle « dimanche de la divine Miséricorde ». Le Pape polonais sera un fervent promoteur de ce culte qui, que entre 1938 et 1959, connut un grand développement. Cependant, en dépit de la faveur des Papes, et de l’intérêt de nombreux pasteurs de l’Église, ce culte se heurta aussi à des résistances de la part du Saint-Office qui, en 1959, émit une notification négative.

Le culte de la Miséricorde de Dieu s’affirma pleinement avec la parution de l’encyclique du pape Wojtyła Dives in Misericordia de 1980 qui exaltait la Miséricorde de Dieu. Le 7 juin 1997, le saint Pape polonais affirma : « Je remercie la divine Providence de m’avoir permis de contribuer personnellement à accomplir la volonté du Christ et instituer la fête de la Miséricorde divine ». Le 1er septembre, la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements a approuvé le texte de la messe votive « De Dei Misericordia », qui, par volonté de Jean Paul II, entre aujourd’hui obligatoirement dans tous les missels.

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Miséricordesainte Faustine
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