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Un patron réduit son salaire pour payer ses employés 5 500 euros par mois

PD

Arthur Herlin - Publié le 16/04/15

Dan Price, directeur et fondateur de la startup Gravity, a réduit son salaire annuel de 930 000 dollars pour augmenter celui de son personnel.

C’est après avoir lu une étude sur le bonheur que Dan Price a eu l’idée de revoir les salaires de son personnel. L’article soutenait que les individus qui gagnaient moins de 70 000 dollars par an (soi 5500 euros par mois) voyaient augmenter considérablement leur qualité de vie en recevant de l’argent supplémentaire. 

Lundi dernier, il est passé à l’action : devant ses 120 employés, Dan Price a fait un discours retentissant. « Ce que je veux annoncer aujourd’hui, c’est que nous allons mettre en place, avec effet immédiat, une politique salariale instituant un salaire minimum de 70 000 dollars annuel pour toute personne travaillant ici », peut-on le voir déclarer dans une vidéo en ligne sur le site du New York Times. « Dès cette année, les bas salaires au sein de la startup, qui atteignent en moyenne 48 000 dollars, dépasseront les 50 000 dollars pour s’établir à 70 000 dollars en décembre 2017 », a poursuivi le jeune chef d’entreprise.

« C’est une solution capitaliste à un problème social »

Ce ne sont pas les seules dispositions spectaculaires à entrer en vigueur. Pour financer cette hausse généralisée des salaires, Dan compte diviser par 14 sa rémunération personnelle, passant d’un million à 70 000 dollars. « Basé sur la valeur du marché, mon salaire est vraiment très élevé. J’ai donc décidé de le réduire au niveau minimum et il le restera jusqu’à ce que nous retrouvions les niveaux de bénéfices que nous avions avant ce changement de politique salariale », a déclaré Dan Price devant son personnel médusé. Il faut dire que le jeune patron n’a pas particulièrement des goûts de luxe puisqu’il conduit une Audi vieille de 12 ans et vit dans un trois-pièces à Seattle.

Dans un entretien accordé au Huffington Post, le jeune directeur a confié que, pour lui, cette mesure n’avait rien d’un acte de charité mais qu’il fallait plutôt y voir une nouvelle manière d’investir : des employés mieux payés seront plus appliqués à leur tâche. Selon lui, il s’agit d’une « solution capitaliste à un problème social ».

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