Aleteia logoAleteia logo
Aleteia
Mardi 26 octobre |
Saint Demetrius
Aleteia logo
home iconSpiritualité
line break icon

Foi et culture face au mariage : pourquoi revenir à la théologie du corps de Jean Paul II

ALBERTO PIZZOLI

Liberté politique.com - Publié le 13/04/15

Dans une conférence donnée le 12 mars à l’université de la Sainte-Croix (Rome), le cardinal Caffara est revenu sur les défis de la proposition chrétienne en matière de mariage dans la culture occidentale.

Professeur de théologie morale, le cardinal Caffara est archevêque de Bologne (Italie). Spécialiste du mariage, de la famille, de la procréation, il fut l’homme de confiance de saint Jean Paul II sur ces questions, et à ce titre, le premier président de l’Institut pontifical d’études sur le mariage et la famille créé en 1981 à l’université du Latran, à la suite du synode de 1980. Inlassable promoteur de la théologie du corps du Pape polonais, il a émis des critiques sévères contre le rapport du cardinal Kasper en faveur d’une remise en cause de la doctrine de l’Église sur l’accès à la communion des divorcés-remariés. Le pape François lui a récemment témoigné toute son estime. Dans une conférence prononcée le 12 mars dernier, à Rome, à l’Université pontificale de la Sainte-Croix, il revient sur les défis de la proposition chrétienne en matière de mariage dans la culture occidentale.

Il est nécessaire, pour que je puisse indiquer avec la rigueur conceptuelle voulue quel est exactement le thème de ma réflexion, de procéder à une clarification des termes qui vont être employés.

Foi : j’entends par là la fides quæ en ce qui concerne le mariage. Elle est synonyme d’« évangile du mariage » non seulement au sens objectif, c’est-à-dire ce que l’Évangile propose à propos du mariage, mais également au sens subjectif, c’est-à-dire l’Évangile, la bonne nouvelle qu’est le mariage. Il faut souligner que ma réflexion va porter sur la doctrine de foi à propos du mariage considérée non pas en soi, mais en tant qu’elle est communiquée dans un contexte culturel précis, celui de l’Occident. En bref : ma réflexion va porter sur la communication de la proposition chrétienne en matière de mariage dans la culture occidentale.

Je passe maintenant au second terme : culture. Par ce mot, j’entends la perception du mariage telle qu’elle est actuellement répandue en Occident. Et par perception, j’entends la manière de penser le mariage, qui s’exprime principalement dans les systèmes juridiques des États et dans les déclarations des organismes internationaux.

Je vais maintenant entrer dans le vif du sujet. Ma réflexion va être structurée en trois parties. Dans la première, je chercherai à esquisser une présentation de la situation culturelle dans laquelle le mariage se trouve actuellement en Occident. Dans la deuxième, je chercherai à identifier les problèmes fondamentaux que cette situation culturelle pose à la proposition chrétienne en matière de mariage. Dans la troisième, j’indiquerai quelques modalités fondamentales selon lesquelles l’évangile du mariage doit être proposé aujourd’hui.

Situation du mariage en Occident

« Rari nantes in gurgite vasto » (« De rares naufragés nageant sur le vaste abîme », ndlr). Ce vers célèbre de Virgile donne une photographie parfaite de la situation du mariage en Occident. L’édifice du mariage n’a pas été détruit ; il a été déconstruit, démonté morceau par morceau. À la fin, nous avons tous les morceaux, mais il n’y a plus d’édifice. Toutes les catégories qui constituent l’institution matrimoniale – conjugalité ; paternité-maternité ; filiation-fraternité – existent encore, mais elles n’ont plus une signification univoque.

Pourquoi et comment cette déconstruction a-t-elle pu se produire ? Si nous commençons à descendre en profondeur, nous constatons qu’est en train de se réaliser une institutionnalisation du mariage qui fait abstraction de la détermination bio-sexuelle de l’être humain. Il est de plus en plus possible de concevoir un mariage totalement séparé de la sexualité propre de chacun des deux époux. Cette séparation va jusqu’à impliquer une autre catégorie, celle de la paternité-maternité elle-même.

La conséquence la plus importante de cette débiologisation du mariage est que celui-ci est réduit à être une simple émotion privée, qui n’a plus une importance publique fondamentale. Le processus qui a conduit à séparer l’institution matrimoniale de l’identité sexuelle des époux a été long et complexe. Lire la suite sur Liberté Politique

Tags:
MariagePape Jean Paul IItheologie du corps
Soutenez Aleteia !
A travers le monde, vous êtes des millions à lire Aleteia, pour y trouver quelque chose d'unique : une vision du monde et de votre vie inspirée par l’Évangile. On prétend qu'il est de plus en plus difficile de transmettre les valeurs chrétiennes aux jeunes d'aujourd'hui.
Et pourtant, savez-vous que plus de la moitié des lecteurs d'Aleteia sont des jeunes de 18 à 35 ans ? C'est pourquoi il est si important que Aleteia demeure un service quotidien, gratuit et accessible à tous. Cependant, un journalisme de qualité a un coût que la publicité est loin de couvrir. Alors, pour qu'Aleteia puisse continuer à transmettre les valeurs chrétiennes au cœur de l'univers digital, votre soutien financier demeure indispensable.
*avec déduction fiscale
Le coin prière
La fête du jour






Top 10
1
JOHN PAUL II
Marzena Devoud
Le jour le plus heureux de la vie de Jean Paul II
2
WEB2-PERE-BRUNO-RAFFARA.jpg
Marthe Taillée
Bruno Raffara, père, grand-père et prêtre
3
Maria Paola Daud
Pourquoi Michel-Ange n’a-t-il jamais terminé cette Pietà ?
4
WEB2-MISSEL-FORMATION-ABBENICO.jpg
Agnès Pinard Legry
Les prêtres se préparent à un grand changement
5
I.Media
Le pape François révèle les pays qu’il visitera dans les prochain...
6
ZITA
Mathilde de Robien
Cette magnifique prière gravée dans les alliances de Charles et Z...
7
WEB2-POITIERS-shutterstock_1857434686.jpg
Bérengère Dommaigné
À Poitiers, un établissement catholique reçoit des menaces
Afficher La Suite
Newsletter
Recevez Aleteia chaque jour. Abonnez-vous gratuitement