Aleteia logoAleteia logo
Aleteia
Jeudi 29 juillet |
Sainte Marthe
home iconActualités
line break icon

Il étudie avec des livres trouvés dans une décharge… et est reçu premier !

G1

La rédaction d'Aleteia - Publié le 08/04/15

Sa mère croyait qu’« un fils de pauvres » ne pouvait finir qu’en voyou. Son fils lui a brillamment prouvé le contraire.

Thompson Vitor, 15 ans, est le fils d’une chiffonnière et vit dans un faubourg de Natal, au Brésil. Sa mère, Rosângela, a toujours entendu dire qu’un « fils de pauvres ne peut être qu’un voyou ». Et nombreux sont ceux qui penseraient exactement la même chose. Mais Thompson Vitor s’est classé premier à l’examen de sélection de l’Institut fédéral de Rio Grande do Norte (IFRN), où il suit des études de multimédia.

Le jeune Thompson se réveille tous les jours à 5 h 30 et parcourt dix kilomètres à vélo pour aller à l’école. Quand il rentre chez lui, il étudie pendant tout l’après-midi, avec ses propres livres. Sauf que ceux-ci proviennent d’une décharge, où ils ont été ramassés par la mère du jeune garçon. « Je prenais les livres que les riches jetaient à la poubelle et je les rapportais à la maison. Je lui donnais ces jolis livres afin qu’il les étudie. Je l’ai poussé à avoir le goût de la
lecture », raconte aujourd’hui Rosângela.

En 2014, Thompson avait déjà tenté de passer l’examen de l’IFRN, mais n’avait pas été reçu. Il a failli renoncer, mais ses professeurs l’ont encouragé à persévérer, malgré la tentation de penser que
« les études, ce n’est pas fait pour les pauvres ». Sa persévérance a payé au-delà de ce qu’il aurait pu imaginer. Cette année, non seulement il a réussi l’examen, mais en plus il a été reçu premier !
« Je sais seulement que je n’étudie pas par obligation, mais par goût. Je le dis à tout le monde : pour moi, étudier est un art. Ce n’est pas un grand secret, il suffit d’être déterminé », explique le jeune étudiant issu de ces « périphéries » dont nous parle si souvent le Pape. Les parents de ce garçon qui a étudié avec des livres trouvés dans les poubelles n’avaient même pas de quoi payer l’école primaire de leur fils. « Mes enfants ne seront pas des bandits quand ils grandiront. J’y crois », affirme Rosângela, fière de l’exploit de son fils… et d’elle-même.

Adapté du portugais par Élisabeth de Lavigne

Tags:
Brésilperipheries
Soutenez Aleteia !
A travers le monde, vous êtes des millions à lire Aleteia, pour y trouver quelque chose d'unique : une vision du monde et de votre vie inspirée par l’Évangile. On prétend qu'il est de plus en plus difficile de transmettre les valeurs chrétiennes aux jeunes d'aujourd'hui.
Et pourtant, savez-vous que plus de la moitié des lecteurs d'Aleteia sont des jeunes de 18 à 35 ans ? C'est pourquoi il est si important que Aleteia demeure un service quotidien, gratuit et accessible à tous. Cependant, un journalisme de qualité a un coût que la publicité est loin de couvrir. Alors, pour qu'Aleteia puisse continuer à transmettre les valeurs chrétiennes au cœur de l'univers digital, votre soutien financier demeure indispensable.
*avec déduction fiscale
Le coin prière
La fête du jour






Top 10
1
Christophe Dickès
Traditionis Custodes : « La diversité des rites fait la richesse ...
2
POPE FRANCIS
La rédaction d'Aleteia
Une indulgence plénière accordée ce dimanche 25 juillet
3
MSZA TRYDENCKA
Mgr Dominique Rey
« Nous devons tous recevoir “Traditionis Custodes” dans l’obéissa...
4
ELDERLY MAN
Philip Kosloski
Ce psaume qui souligne avec justesse la beauté de la vieillesse
5
HAPPY
La rédaction d'Aleteia
La prière des grands-parents
6
La rédaction d'Aleteia
Traditionis Custodes : l’appel de jeunes « tradis » au pape...
7
MARIAGE
Timothée Dhellemmes
Pass sanitaire : quelles sont les règles pour les mariages ?
Afficher La Suite
Newsletter
Recevez Aleteia chaque jour. Abonnez-vous gratuitement