Recevez la newsletter d'Aleteia chaque jour!
Et si vous receviez de bonnes nouvelles chaque matin ? Inscrivez-vous à la newsletter d'Aleteia !
Je m'inscris!

Vous ne souhaitez pas faire de don ?

Voici cinq façons d'aider Aleteia:

  1. Prier pour notre équipe et le succès de notre mission
  2. Parler d'Aleteia dans votre paroisse
  3. Partager les articles d'Aleteia avec vos amis et votre famille
  4. Désactiver votre bloqueur de pub quand vous êtes sur Aleteia
  5. S'abonner à notre newsletter gratuite et la lire tous les jours

Je vous remercie!
L'équipe d'Aleteia

 

Souscrire

Aleteia

Kenya : Après la tuerie, l’émotion

Partager

Après la tuerie de l'université de Garissa, où 142 étudiants ont été abattus par les islamistes shebab, l’émotion monte peu à peu à travers le monde.

« Qu’il est beau que Dieu ajoute chaque jour un jour de plus dans notre vie. Pas parce que tu en as besoin. Mais parce que quelqu’un a besoin de toi chaque jour. » Voilà ce qu’avait écrit en décembre dernier sur son profil Facebook le jeune Dadley Mose, l’un des étudiants chrétiens abattus par les islamistes shebab.

Après #JeSuisCharlie, #JeSuisKenyan ? L’émotion étant hélas à géométrie variable, ce n’est que difficilement que l’horreur du massacre commis dans une université kenyane atteint les premières pages des journaux. Pourtant, la systématicité de ces assassinats devrait susciter bien plus de réactions. Au total, 142 étudiants, trois militaires et trois membres du service de sécurité de l’université ont été abattus par les islamistes shebab.

L’indifférence de l’Occident

Les détails révélés par les survivants repoussent encore une fois les limites de l’horreur : tri délibéré entre étudiants musulmans et chrétiens, exécution de ces derniers obligés par les terroristes à appeler leurs parents avant d’être froidement abattus, garçons et filles… « Nous sommes venus pour tuer et pour être tués », ont crié les assaillants, avant de commettre leur massacre. « Nous ne craignons pas la mort, cela va être de bonnes vacances de Pâques pour nous. » La quasi-indifférence de l’Occident face ce massacre antichrétien commis à quelques jours de Pâques choque. Pourtant, peu à peu, le hashtag #JeSuisKenyan se diffuse sur Twitter comme sur Facebook. L’activiste kenyane Ory Okolloh Mwangi a lancé pour sa part le hashtag #147notjustanumber, afin que soient diffusés, un à un, le nom de chacune des victimes, de chaque étudiant exécuté.

Une survivante priait Dieu

Des heures après le drame, des survivants ont tout de même été retrouvés parmi les corps, dissimulés dans les placards ou sous les corps de leurs camarades. Telle une chrétienne de 19 ans, retrouvée 50 heures après le massacre, qui n’osait pas sortir de la penderie où elle s’était dissimulée.  « Je priais mon Dieu », a-t-elle simplement dit, une fois sortie de sa cachette. Trois jours de deuil national ont été décrétés dans le pays. « Le sang va couler à flots rouges dans les villes du Kenya, cela va être une longue, épouvantable guerre dont vous, la population kenyane, êtes les premières victimes », ont promis les militants islamistes.

Newsletter
Recevez Aleteia chaque jour. Abonnez-vous
Aleteia vous offre cet espace pour commenter ses articles. Cet espace doit toujours demeurer en cohérence avec les valeurs d’Aleteia. Notre témoignage de chrétiens portera d’autant mieux que notre expression sera empreinte de bienveillance et de charité.
[Voir la Charte des commentaires]