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Syrie. L’Etat islamique aux portes de Damas

© AFP PHOTO / HO / UNRWA
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Une offensive surprise -et des complicités palestiniennes- ont permis à Daesh d’investir hier matin le camp de réfugiés de Yarmouk, à 7 kilomètres de Damas.

La guerre contre l’Etat islamique est loin d’être gagnée. Les revers qu’il subit ne l’empêchent pas de réussir d’audacieux coups de force. Hier matin, c’est le camp de Yarmouk, le plus grand camp de réfugiés palestiniens en Syrie, que les djihadistes ont en grande partie investi après des combats contre une milice locale liée au Hamas palestinien. Toutefois les combats se poursuivraient dans certains quartiers du camp entre les assaillants djihadistes et les milices palestiniennes hostiles au gouvernement syrien alliées aux combattants de l’armée libre syrienne (Rapide.info).

D’al-Qaïda à l’Etat islamique
 Les assaillants ont bénéficié de la complicité de plusieurs groupes djihadistes liés au Front al-Nosra, la branche syrienne d’al-Qaïda, ce qui confirme un basculement déjà observé au Yemen : des sunnites déçus par al-Qaïda font allégeance à l’Etat islamique pour lutter contre les chiites. Yarmouk est situé à environ 7 kms de Damas. « Jamais depuis l’émergence de l’organisation Etat islamique en 2013, celle-ci ne s’était autant approchée, les armes à la main, du centre de Damas. » relève RFI.

18 000 réfugiés palestiniens pris en étau
L’armée syrienne a réagi par des bombardements d’aviation et d’artillerie. Si Yarmouk a compté jusqu’à 160 000 habitants, il en reste encore 18 000, pris en étau entre l’armée syrienne qui l’assiège, le Hamas et l’Etat islamique qui se battent intramuros. Dans un communiqué, l’agence de l’ONU pour l’aide aux réfugiés palestiniens (UNRWA) a demandé « fermement à toutes les parties d’assurer la protection des civils à Yarmouk, de mettre fin aux combats, et de revenir à une situation permettant à ses équipes d’aider les habitants ».
« L’émergence de l’EI dans le conflit syrien a compliqué la donne car si ce groupe ultraradical considère le régime de Damas comme son ennemi, il combat également les autres groupes rebelles, dans sa quête d’hégémonie territoriale. » (Huffington.post)

Frontière verrouillée avec la Jordanie
Par ailleurs, au sud du pays, toujours avec l’aide du Front al-Nosra, des groupes rebelles mêlant islamistes et « modérés »   sont parvenus à verrouiller la frontière en la Syrie et la Jordanie en s’emparant du poste-frontière de Nassib, côté syrien (Jaber du côté jordanien), tandis que de violents combats se poursuivent entre l’armée régulière et l’armée libre de Syrie. Ce passage est très important pour la Syrie, qu’il s’agisse d’importer ou d’exporter vers la Jordanie puis du Golfe,  des produits qui n’ont plus d’autres débouchés du fait des sanctions économiques infligées au pays. « Nassib était le seul poste frontalier avec la Jordanie resté sous contrôle loyaliste, après la capture d’un premier point de passage, Al-Jamarek, en octobre 2013. » (Le Point)