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Une mère innocentée après 23 ans dans le couloir de la mort

© Crimefile News
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Condamnée à mort pour le meurtre de son petit garçon, Debra Milke, une Américaine d’origine allemande, vient enfin d’être entièrement lavée de cette accusation. Elle aura passé 23 ans à attendre son exécution.

Ce pourrait être le scénario d’un thriller. Mais c’est une histoire vraie dont on n’ose écrire qu’elle se termine par un happy end tant elle reste lourde de souffrances et d’injustice. Toutes les charges ont été abandonnées hier, lundi 23 mars, à l’encontre de Debra Milke, 51 ans, accusée à tort du meurtre de son enfant. Bien que clamant son innocence, cette mère d’un petit garçon de 4 ans avait été condamnée à mort en Arizona. Après avoir passé 23 ans dans le couloir de la mort, elle avait finalement été libérée sous caution, il y a un an et demi avant d’être relaxée, lundi dernier, par le tribunal du comté de Maracopa. « Cette femme d’origine allemande, qui a toujours clamé son innocence, a éclaté en sanglots à l’annonce de sa relaxe et a quitté le tribunal sans le bracelet électronique qu’elle portait à la cheville, rapporte le site d’ABC 15 Arizona » (Le Parisien).

Christopher allait voir le Père Noël

2 décembre 1989. Debra, alors jeune maman de 25 ans, charge son colocataire avec lequel elle a une liaison, d’accompagner Christopher, son petit garçon, dans un centre commercial de Phoenix pour aller voir le Père Noël. Mais celui-ci, un certain Jim Styers, escorté d’un ami, conduisent l’enfant dans un endroit isolé et l’abattent de trois balles de revolver dans la tête. Quels sont les mobiles de ce crime ? Selon le journaliste vaudois Jacques Secretan, auteur de Une Mère innocente condamnée à mort aux États-Unis
(Éd. Favre, 2011), « Jim Styers, un vétéran de la guerre du Vietnam qui souffrait de stress post-traumatique, avait des visées sur la jeune maman […]. Il a pu s’imaginer qu’une fois son fils disparu, celle-ci se consolerait sur son épaule » (Le Temps). Lui et son complice, un certain Roger Scott, avaient dans un premier temps assuré aux enquêteurs avoir perdu le garçonnet dans le centre commercial où ils l’avaient amené, avant que Scott ne craque et mène les policiers jusqu’au corps de l’enfant, dès le lendemain du crime, dans un ravin proche de la ville.

Tout se ligue contre la mère à son procès

Au procès, en 1990, tout s’est ligué contre Debra Milke : le copinage entre les différentes instances, les préjugés des jurés, la complicité de la presse locale, et l’incompétence de son avocat. Debra avait été inculpée sur le témoignage d’un seul enquêteur, réputé chevronné, qui avait affirmé que la jeune femme avait reconnu le meurtre devant lui, lors d’un interrogatoire. Selon l’accusation, elle avait chargé ses deux complices – qui ont également été condamnés à la peine capitale – de la débarrasser de son fils : « Ce scénario reposait sur le témoignage d’un enquêteur, Armando Saldate, qui avait affirmé que la jeune femme avait reconnu le meurtre, devant lui seul, lors d’un interrogatoire. Selon ses dires – il n’avait rien enregistré et disait avoir détruit ses notes –, Debbie lui avait confié qu’elle craignait que Christopher ne devienne comme son père un "ex-taulard drogué" et "voulait que Dieu prenne soin de Christopher", avait assuré le détective à la barre » (Paris Match). En 1997, alors que « Death Row Debbie » (« Debbie du couloir de la mort »)  avait déjà passé huit années en prison, son exécution avait été suspendue à la dernière minute par un recours lancé à la Cour suprême de l’État.

La 151e personne à échapper à la peine capitale aux États-Unis

La vérité a enfin été établie : Debra Milke n’était nullement complice de l’assassinat de son fils. « Les deux hommes, Roger Scott et Jim Styers, ont plaidé coupable et ont été condamnés à mort séparément pour le meurtre du garçonnet. (…) Ils sont toujours dans le couloir de la mort en Arizona »

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