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Le mystère du yéti de moins en moins mystérieux

DR / Casterman
tintin in tibet
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Les dernières découvertes des chercheurs de yétis ne vont pas faire plaisir aux fans de « Tintin au Tibet »...

La déception est grande pour les uns, la science avance pour les autres. La plupart des échantillons ramenés par les crypto-zoologistes et aventuriers de tous poils qui parcourent l’Himalaya à la recherche de l’abominable homme des neiges se sont révélés banals.

Sous le microscope de Bryan Sykes, professeur de génétique à l’universtité d’Oxford, pelage de chiens, laine de yacks et même cheveux humains se sont succédé, à son grand dépit. Mais en 2013, le chercheur avait enfin trouvé une piste presque aussi séduisante qu’un primate mystérieux et montagnard. Deux échantillons portaient une signature génétique proche d’un ours brun norvégien supposé être éteint depuis 40 000 ans ! Mais « il ne faut pas imaginer un ours préhistorique rodant dans l’Himalaya, mais plutôt un descendant de cette espèce ayant conservé une grande partie de son patrimoine génétique ancestral ».

Mauvaise rencontre

Cette découverte viendrait confirmer les récits de Migou rapportés par des fanatiques de l’Himalaya comme Reinhold Messner, premier homme à escalader l’Everest sans bouteille d’oxygène. La rencontre qu’il rapporte avec une mystérieuse créature, en 1986, pourrait donc être un ours que l’on croyait éteint. Ce croisement d’ours brun et polaire a été répertorié à partir de restes récoltés dans l’archipel de Svalbard, au nord de la Norvège, soit fort loin de l’Himalaya. Or, son affiliation à l’ours blanc lui conférerait une taille supérieure à la moyenne : l’ours blanc est le plus grand carnivore terrestre vivant ! De plus, l’ours peut se dresser sur ses pattes de derrière, notamment pour intimider un intrus. Ajoutez au tableau un peu de blizzard et vous pourriez obtenir un yéti convaincant.

Le secret du manuscrit

La démonstration génétique du professeur Sykes semble confortée par un manuscrit tibétain vieux de 300 ans. Le scientifique y a découvert une représentation du chemo – un autre nom du yéti – accompagné d’un texte explicatif : « Le yéti est une variété d’ours vivant dans les zones de montagnes inhospitalières ». Mais deux chercheurs sont venus troubler le scénario de Sykes. Ce 16 mars 2015, Eliecer Gutierrez, du Smithsonian Institute, et Ronald Pine, associé au musée d’histoire naturelle du Kansas et au Centre de recherche sur la biodiversité, avancent que l’analyse des échantillons de poils du professeur Sykes ne permettent pas d’exclure formellement l’ours brun himalayen.

Cet animal qui répond au joli nom d’ours Isabelle culmine à 160 kg, soit bien moins que les 800 kg que peut atteindre un ours blanc. Mais avec une longueur de 2 m, il a en revanche de quoi, dressé sur ses pattes, effrayer un montagnard égaré. Serait-ce l’explication ? Sykes ne l’exclut pas mais affirme que « le seul moyen de répondre définitivement à la question serait de récupérer un spécimen d’ours qui corresponde à mes échantillons ». Il reste évidemment la possibilité que le yéti n’ait rien à voir avec les échantillons du professeur Sykes, et qu’il demeure bien à l’abri dans une grotte enneigée, avec tous ses poils.

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