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Lewis Hamilton, la foi à 300 à l’heure

DR / IWC

Lewis Hamilton

Judikael Hirel - Publié le 16/03/15

Catholique, croyant, le double champion du monde de Formule 1 est aussi en pole position quand il s'agit de vanter la famille.

Parfois, Lewis Hamilton a de faux airs d’Ayrton Senna. Surtout en matière de style de conduite, par son côté parfois intrépide, et par sa foi, qu’il ne cache pas. En course, il  porte un crucifix autour du cou, qu’il embrasse avant de prendre le volant dans sa monoplace, tout comme il prie avant les Grand Prix les plus cruciaux de la saison. Sur ses bras, d’imposants tatouages affichent également la couleur : un crucifix, Jésus, la Vierge Marie… « Ma foi est très importante pour moi », confesse le désormais double champion du monde, qui vient de débuter la saison 2015 de Formule 1 par une victoire devant son co-équipier. L’an passé, dans les allées du Grand Prix de Shangaï, on pouvait le croiser arborant un T-shirt noir frappé de la couronne d’épine du Christ en croix, les yeux fermés.

Son talent, un don de Dieu ?

En 2012, le jeune champion avait ainsi déclaré à la BBC : «​ Vous devez garder l’espoir, croire qu’il y a un plan. Je crois que Dieu a un plan pour moi. Mais je ne sais pas lequel »De là à penser que Dieu a décidé qu’il devait gagner, il n’y a qu’un pas, que l’orgueilleux jeune homme franchit parfois. « Je crois réellement que mon talent est un don de Dieu et je suis convaincu d’être béni. Mais j’ai aussi beaucoup travaillé pour arriver où je suis », avait-il confié il y a quelques années de cela.

Et son travail ne date pas d’hier : à 9 ans, il n’hésite pas et  va voir le légendaire Ron Dennis, alors patron de l’équipe McLaren, pour lui demander un autographe… et un volant ! « Bonjour, je suis Lewis Hamilton et j’ai gagné le championnat d’Angleterre. Un jour, j’aimerais piloter une de vos voitures. »Ron Dennis lui recommande de l’appeler une fois majeur. Mais quatre ans après, le jeune prodige du volant intègre la filière de développement de cette prestigieuse équipe de Formule 1. Un record de précocité dans la discipline, et un pari réussi : en 2008, il décrochera son premier titre mondial sous les couleurs de McLaren.

Pilote, ambassadeur de marques de luxe et de sport, Lewis Hamilton est aussi un fils et un frère attentionné.Une famille très croyante

Le pilote, né et élevé à Stevenage, en Grande-Bretagne, a été baptisé  à l’âge de deux ans. « J’ai toujours été pratiquant et  je suis catholique, avait-il expliqué il y a quelques mois en Allemagne, dans des propos repris par le quotidien espagnol El PaisQuand j’étais petit, nous allions chaque semaine à l’église. Mais quand j’ai commencé la compétition, je ne pouvais plus, vu que j’avais des courses. Moi, mes proches, ma famille, mes parents, nous sommes tous très croyants. Je ressens ma foi comme quelque chose de très proche, tout particulièrement ces deux dernières années. C’est pour cela que j’en parle aussi librement. »

Son plus grand exemple : son petit frère

Resté fidèle à sa foi, à son éducation et à sa famille, Lewis Hamilton s’est installé en Suisse, sans doute plus pour des raisons fiscales que pour le climat, mais travaille au quotidien avec ses parents : tandis que son père est son agent, sa mère gère toute la logistique inhérente à une vie de champion de Formule 1. « Ma famille joue un rôle crucial dans ma vie, confirme le champion. Elle m’aide, elle prend soin de moi, et me libère d’une partie du poids engendré par le fait d’être pilote de F1. »

Mais c’est aussi auprès de son jeune frère, Nicholas, que le jeune champion puise soutien et énergie : né avec une paralysie cérébrale dont il a conservé des séquelles, il demeure sa source d’inspiration, comme il l’a reconnu lui-même : « C’est l’une des meilleures personnes que je connaisse, et je crois que tout le monde dans l’univers de la F1 reconnaît que c’est quelqu’un d’incroyable. Il est merveilleux, très mûr pour son âge. Il m’apprend beaucoup de choses, bien que je sois son grand frère et que ce devrait être l’inverse, en principe ». Décidément, Lewis Hamilton serait-il bel et bien un champion du monde de Formule 1 doté d’un véritable supplément d’âme dans ce petit monde fait d’ego, de gloire et d’argent ?

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