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Dolce & Gabbana : « Les enfants ont besoin d’un père et d’une mère »

© OLIVIER MORIN / AFP
Designers Stefano Gabbana et Domenico Dolce AFP PHOTO / OLIVIER MORIN
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Pas question d’enfant synthétique, ni de mère de substitution. Les deux célèbres stylistes italiens plaident pour la famille « traditionnelle ».

« Je suis gay, je ne peux pas avoir d’enfant. Je crois qu’on ne peut pas tout avoir dans la vie, que l’on n’a pas à tout avoir. Cela suppose d’être privé de quelque chose. La vie suit un cours naturel, il y a des choses qui ne doivent pas être changées. L’une d’entre elles est la famille. » C’est ce que déclare le styliste Domenico Dolce dans une interview à l’hebdomadaire italien Panorama avec son collègue, ami et ancien partenaire, Stefano Gabbana, sur le rôle de la famille.

Cet entretien trouve son origine dans le projet photographique que le duo Dolce & Gabbana est en train de réaliser pour « raconter » la famille à travers le monde. « C’est comme dans Le Guépard, il faut que tout change pour que tout reste comme avant. Et tout reste de même. Tout, exactement : les familles de toujours et celles d’aujourd’hui, les mêmes tensions, les problèmes sont toujours les mêmes, […] les mêmes craintes et les mêmes angoisses », explique Gabbana, soulignant la résistance de la famille, qui « n’est pas une mode passagère. C’est un sentiment d’appartenance surnaturel ».

« Nous n’avons pas inventé la famille », rappelle Dolce. « Nous l’avons convertie en une icône de la Sainte Famille. Mais tu nais et tu as un père et une mère. Ou au moins, ce devrait être ainsi, c’est pourquoi je ne suis pas convaincu par ce que j’appelle les “enfants de la chimie”, les enfants synthétiques, les mères de substitution, le sperme choisi sur catalogue. Et puis un jour viendra ou vous devrez expliquer à ces enfants qui est leur mère. »

« Priver un enfant de sa mère est cruel »

Domenico Dolce parle de ses neveux et revient sur son univers personnel : « Solitaire, sexuellement confus, trop libre pour donner du bonheur. On ne vit pas dans le cool et la mode pour voir avec qui coucher chaque nuit. Cette génération a peur de s’investir dans les sentiments. Pourtant se retrouver seul devant une TV plasma, cela n’a rien de très joyeux ».

C’est une interview sur la famille dense à laquelle se sont prêtés les deux stylistes, qui avaient fait récemment parler d’eux suite aux accusations d’évasion fiscale dont ils avaient fait l’objet, et finalement considérées comme infondées. Pour autant, cette prise de position de D&G n’est pas nouvelle : dans une autre entrevue avec le quotidien italien La Repubblica, le 10 décembre 2006, Stefano Gabbana expliquait que son rêve aurait été d’avoir un enfant : « Pas un enfant adopté, je ne sentirais pas à la hauteur, je ne suis pas assez fort. J’aimerais avoir mon propre enfant, un enfant biologique, fruit de ma semence, conçu par FIV. Cela n’aurait aucun sens que je fasse l’amour avec une femme alors que je ne l’aime pas, et que celui que j’aime, c’est mon partenaire. Je recherche une femme bien avec qui partager une certaine forme de transmission ».

Pour autant, le célèbre styliste se disait « opposé au fait qu’un enfant grandisse avec deux pères gays. Un enfant a besoin d’un père et d’une mère. Je ne peux pas imaginer mon enfance sans ma mère. Je considère que c’est cruel de priver un enfant de sa mère ». Stefano Gabbana s’est également déclaré favorable à la reconnaissance des couples non mariés, pour les protéger, mais pas aux mariages gays, qu’il considère comme « une blague ». Il explique pourquoi : « J’ai été marié 20 ans et je n’ai signé aucun contrat. Pour moi, il n’y a pas besoin de signer un contrat pour être fidèle. Inutile de se rendre à la mairie, d’échanger des alliances. Oui, si vous voulez faire une grande fête, faites-la, mais le mariage gay est une espèce de caricature », même si, selon lui, « le mariage traditionnel est aussi une caricature ».)

« Comme je le vois, on devrait s’engager pour toute la vie, mais de nos jours, ce n’est jamais ou presque jamais le cas. On se sépare avec tant de facilité, tant de superficialité. J’ai sous les yeux l’exemple de mes parents, qui sont mariés depuis 55 ans. Ils ont sûrement traversé des moments difficiles, mais ils ont tenu le coup. Si le terrain d’entraînement de la vie est la famille, alors le leur aura été un exemple fantastique… »

Adapté de l’espagnol par Élisabeth de Lavigne

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