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« Procurez-moi la joie de vous voir en paix » : le Carême selon saint Augustin

© Philippe de Champaigne
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Découvrez, grâce aux Cahiers Libres, les conseils de l’un des plus grands pères de l’Église en matière d’amour et de pardon du prochain.

Ces saints jours que nous consacrons à l’observation du Carême nous invitent à vous entretenir de l’union fraternelle, à vous engager d’en finir avec les ressentiments que vous pouvez avoir contre autrui, pour qu’on n’en finisse pas avec vous.

Gardez-vous de dédaigner ceci, mes frères. Cette vie fragile et mortelle, cette vie qui rencontre tant d’écueils et de tentations dans ce monde et qui demande la grâce de ne pas sombrer, ne peut, hélas ! rester exempte de quelques péchés, dans les justes eux-mêmes. Il n’y a donc pour la préserver qu’un seul moyen, c’est celui que nous a indiqué Dieu notre Maître en nous ordonnant de dire dans la prière : « Remettez-nous nos offenses comme nous remettons nous-mêmes à ceux qui nous ont offensés ». Nous avons fait un pacte, un contrat avec le Seigneur ; nous avons apposé notre signature sur l’acte qui dit à quelle condition Il nous pardonnera nos fautes. Avec pleine confiance nous Lui demandons de nous pardonner, si nous pardonnons nous-mêmes. Si donc nous ne pardonnons pas, ne croyons pas qu’Il nous pardonne, ce serait nous abuser. Que nul ne se trompe ici, car ce n’est pas Dieu qui trompe qui que ce soit.

La colère est une faiblesse attachée à l’humanité ; puissions-nous toutefois en être exempts ! C’est donc une faiblesse attachée à l’humanité, et en naissant elle est comme un petit germe sortant de terre ; mais prends garde de l’arroser de soupçons, elle serait bientôt de la haine, le germe deviendrait un gros arbre. La haine est effectivement différente de la colère. On voit souvent un père se fâcher contre son fils sans le haïr ; il veut, dans sa colère, simplement le corriger. Or, s’il se fâche pour corriger, c’est en quelque sorte l’amour qui inspire sa colère. Aussi bien est-il dit : « Tu vois le fétu dans l’œil de ton frère ; mais dans le tien tu ne vois pas la poutre ». Tu condamnes la colère d’un tel, et tu conserves de la haine en toi-même. Comparée à la haine, la colère est comme un fétu ; mais en le nourrissant, tu en feras une poutre, au lieu qu’il n’en serait plus question si tu l’arrachais pour le jeter au loin.

Si vous étiez attentifs à la lecture de l’Épître, vous avez dû être effrayés d’une pensée de saint Jean. « Les ténèbres sont passées, dit-il, déjà luit la vraie lumière. » Puis il ajoute : « Celui qui se prétend dans la lumière, tout en baissant son frère, est encore dans les ténèbres ». Ne croira-t-on pas que ces ténèbres sont de la nature des ténèbres auxquelles sont condamnés les prisonniers ? Ah ! si elles n’étaient que cela ! Personne cependant ne recherche ces dernières ; et l’on peut y jeter les innocents aussi bien que les coupables, puisque les martyrs y ont été enfermés. Oui, ils étaient de toutes parts environnés par ces ténèbres, mais une lumière secrète brillait dans leurs cœurs. Leurs yeux étaient plongés dans l’obscurité, mais l’amour de leurs frères leur permettait de voir Dieu. Veux-tu savoir de quelle nature sont ces ténèbres dont il est parlé dans ces mots :
« Celui qui hait son frère est encore dans les ténèbres ? » Le même Apôtre dit ailleurs : « Celui qui hait son frère est un homicide ». Cet homme haineux se met en mouvement, il sort, il rentre, il voyage, il ne paraît ni chargé de chaînes, ni enfermé dans un cachot ; mais il est lié par le crime. Ne t’imagine point qu’il ne soit pas en prison ; son cœur est son cachot. Afin donc d’écarter toute idée d’indifférence pour les ténèbres dont il dit : « Celui qui hait son frère est encore dans les ténèbres », l’Apôtre ajoute : « Celui qui hait son frère est homicide ». Toi, tu hais ton frère et tu voyages tranquillement ! Quoique Dieu t’en donne le moyen, tu refuses de te réconcilier avec Lui ! Tu es donc homicide, et pourtant tu vis encore ! Si Dieu se vengeait, tu serais emporté soudain avec ta haine contre ton frère. Mais Dieu t’épargne encore, épargne-toi aussi et réconcilie-toi.

Le voudrais-tu sans que ton frère le voulût ? C’est assez pour toi. Tu as, hélas ! un motif de le plaindre ; mais toi, tu es dégagé ; et quoiqu’il refuse la réconciliation, dès que tu la veux, tu peux dire tranquillement : « Pardonnez-nous nos offenses comme nous pardonnons nous-mêmes à ceux qui nous ont offensés ». Lire la suite sur les Cahiers Libres

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