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TRIBUNE. Une nouvelle jeunesse ?

© PIERRE ANDRIEU/AFP
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Alexandre Pesey, directeur de l’Institut de formation politique (IFP), observe avec optimisme la nouvelle génération.

Que sont devenus les jeunes défenseurs du mariage traditionnel ? Ils avaient 20 ans, quelquefois moins. Des mois durant, ils sont descendus dans la rue pour s’opposer à la loi Taubira. Ils refusaient de voir « sous les pavés, la plage ». Au contraire, ils sentaient sous leurs pieds l’héritage, l’œuvre des générations qui les ont précédés.

Deux ans plus tard, les voici devenus de jeunes adultes. Certains ont fini leurs études supérieures. Beaucoup ont troqué les tee-shirts bleus et roses pour le complet ou le tailleur. Les mallettes ont remplacé les pancartes « On veut du sexe pas du genre ». Heureusement, ils n’ont pas pour autant oublié la cause. On en retrouve quelques-uns dans le froid de la place Vendôme. Pourtant, les « sentinelles » ne font pas la une des médias.

Le sens du devoir

Ils sont nombreux à s’activer, sans être remarqués. Le sens du devoir en a poussé certains à changer d’aspirations. Tournant le dos à un esprit carriériste, ils servent leurs convictions. Ainsi Pierre se préparait-il à la haute fonction publique, mais, ayant pris le goût du combat politique, il prend maintenant la parole. Infatigable et prometteur, il rédige des articles dans la presse nationale pour dénoncer la marchandisation du corps ou les contradictions de la politique étrangère française face à l’État islamique. Arthur, qui de son côté voulait devenir artisan menuisier, a finalement choisi de travailler comme attaché parlementaire. Il a retrouvé à l’Assemblée Gonzague ou Charles, qui épaulent eux aussi des députés.

Si la politique semble être une affaire d’hommes, l’émergence de problèmes sociétaux dans le débat public a aussi permis le retour des jeunes Françaises sur le devant de la scène. Ainsi Iseult et Hélène, deux sœurs, ont-elles préféré le combat culturel. Toutes deux sont engagées au sein des Antigones, un groupe de jeunes femmes promouvant la féminité et la complémentarité des sexes face l’hystérie féministe incarnée par les Femen. Lire la suite sur Liberté Politique