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Irak : la libération de Tikrit a commencé

© AHMAD AL-RUBAYE / AFP
Iraqi pro-government fighters celebrate as they advance into Tikrit, 160 kms north of Baghdad, during a military operation to regain the city from jihadists from the Islamic state (IS) group, on March 11, 2015. Iraqi forces entered a northern neighbourhood of Tikrit, marking a new stage in the operation launched 10 days ago to wrest the city back from jihadists, army officers said . AFP PHOTO / AHMAD AL-RUBAYE
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Les forces irakiennes sont entrées dans Tikrit, ville natale de Saladin et ancien fief de Saddam Hussein, tombée entre les mains de l’État islamique. De rudes combats de rue s’y déroulent.

Après dix jours d’âpres combats dans les faubourgs de Tikrit, l’armée irakienne et les milices chiites sont entrées dans un premier quartier de la ville que le pseudo État islamique avait investie en juin 2014. Cette percée avait été précédée par des victoires sur deux axes stratégiques au sud et au nord de la ville, dans les localités d’al-Dour et d’al-Alam.  

De durs combats de rue

Les combats de rue s’annoncent très rudes, la possession de Tikrit étant vitale pour Daesh non seulement stratégiquement mais symboliquement : située à quelque 160 km au nord de Bagdad, Tikrit est la ville natale du célèbre Saladin qui reprit Jérusalem aux Croisés en 1187, et l’ancien fief de Saddam Hussein. Pour épauler les centaines d’islamistes confrontés aux 30 000 combattants gouvernementaux (militaires, policiers et paramilitaires), « des renforts djihadistes ont quitté leur position plus au nord, pour rejoindre la ville de Tikrit » (RFI). On va sans doute se battre rue par rue, maison par maison : « La suite s’annonce délicate, a d’ores et déjà prévenu un haut gradé sous le couvert de l’anonymat. "Nous n’avons pas face à nous des combattants au sol mais un terrain piégé et des snipers", a-t-il ajouté, une technique rodée des djihadistes étant de truffer de bombes et autres engins explosifs les villes qu’ils s’apprêtent à quitter » (Le Figaro).

Luttes interconfessionnelles et représailles

Un autre point délicat est le rôle joué par l’Iran dans cette bataille menée sans les raids aériens de la participation dirigée par les Américains. « Les États-Unis se sont d’ailleurs dit "préoccupés" par la présence de conseillers militaires iraniens aux côtés des forces irakiennes dans l’offensive de Tikrit. C’est "quelque chose que nous suivons de très près", a déclaré le secrétaire américain à la Défense, Ashton Carter, ajoutant que "le danger de luttes interconfessionnelles en Irak", entre sunnites et chiites, était "le principal facteur" pouvant "défaire la campagne contre l’EI" » (Le Parisien).

La crainte de représailles exercées par les milices chiites contre la population sunnite de Tikrit est partagée par les ONG. Certaines tribus sunnites sont accusées d’avoir participé au massacre de centaines de recrues principalement chiites commis il y a un an par l’EI au camp militaire de Speicher (Aleteia).

Ces inquiétudes ont été renforcées par la déclaration faite devant le Parlement irakien par le Premier ministre Haider al-Abadi sommant les habitants de faire le bon choix car « dans cette bataille, il n’y a pas de partie neutre ». Une déclaration qui préoccupe Human Rights Watch et Amnesty International (L’Express).

Daesh à l’offensive en Syrie

Pendant qu’il s’accroche à Tikrit, Daesh a d’autres fers au feu : tout en multipliant les attentats dans d’autres villes irakiennes (12 voitures piégées ont explosé au même moment, mercredi, dans divers quartiers de la ville de Ramadi, à une centaine de kilomètres à l’ouest de Bagdad), les islamistes sont passés à l’offensive en Syrie pour tenter de conquérir la ville kurde de Ras al-Ain, frontalière de la Turquie : « La ville est située à une trentaine de kilomètres de Tall Tamer, que les djihadistes veulent prendre pour s’ouvrir un corridor reliant la province d’Alep à la frontière irakienne et à Mossoul. Le Nord-Est de la Syrie est stratégique pour les djihadistes, offrant un passage vers la Turquie mais surtout vers l’Irak » (LCI).

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