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Marc Fromager : « La persécution des chrétiens n’a pas commencé à l’été 2014 »

Olivier Bonnel - Radio Vatican - publié le 09/03/15

À l'approche de la 7e Nuit des Témoins, le 13 mars prochain, entretien avec Marc Fromager, directeur de l'Aide à l'Église en détresse.

Interrogé par Olivier Bonnel, de Radio Vatican, Marc Fromager, directeur de l’Aide à l’Église en détresse, revient sur la prise de conscience, tardive mais réelle, des difficultés vécues par les chrétiens à travers le monde.

Assiste-t-on à une prise de conscience de cette persécution des chrétiens ?
Marc Fromager :
Cette réalité qu’est la persécution des chrétiens est devenue largement couverte par les médias. D’un côté, on s’en réjouit parce que, pour une fois, cette réalité n’est plus mise sous le boisseau, n’est plus taboue. Je rappelle que la persécution des chrétiens n’a pas commencé au milieu de l’été 2014, mais qu’elle existait bien avant, y compris en Irak, en Syrie, au Moyen-Orient et dans beaucoup d’autres pays dans le monde. Et donc, pour une fois et enfin, il semble que nous ayons le droit d’en parler, que des chrétiens en parlent. Bien entendu, on ne peut pas se réjouir de la réalité que cela représente, c’est-à-dire la souffrance de centaines de milliers de personnes à travers le monde. C’est la raison pour laquelle il nous semble que la moindre des choses en tant que chrétiens, mais à la limite, même si on n’est pas croyant, en tant qu’être humain, c’est tout de même au moins une fois par an de se manifester pour ces personnes qui souffrent et qui sont victimes d’une discrimination un petit peu partout dans le monde.

Parlons un peu de cette Nuit des Témoins que vous allez organiser sur plusieurs jours. Est-ce que vous pouvez nous rappeler en quoi cela consiste ? Comment l’avez-vous organisée ?
Marc Fromager :
La Nuit des Témoins est quelque chose de très simple. C’est une veillée de prière assez courte, qui dure une heure et demie. Je dis cela pour rassurer les gens, parce que l’on pourrait avoir l’impression que c’est toute une longue nuit d’ascèse spirituelle. En fait, non. Les gens peuvent aller se coucher ensuite. L’idée est née de manière assez simple : depuis très longtemps, nous tenions à rendre hommage, au moins une fois par an, aux prêtres missionnaires, religieux, religieuses, laïcs assassinés, chaque année, dans l’exercice de leur apostolat, de leur mission. Il me semble que c’est tout de même la moindre des choses que de leur payer ce tribut, au moins une fois par an.

Pendant longtemps, ça a été juste une minute de silence et de prière. Nous le demandions le Mardi Saint, à midi. Ensuite, nous avons fait un rassemblement physique à Montmartre, qui est le mont des martyrs, à Paris. Mais c’était au milieu de la journée, en fin de matinée. À un moment donné, on s’est dit qu’il fallait le faire le soir pour permettre aux plus jeunes, aux actifs, aux professionnels, à ceux qui travaillent, de pouvoir se joindre à nous pour cette veillée. C’est comme ça que depuis sept ans maintenant, nous organisons cet événement, qui est donc une veillée de prière assez simple où on alterne de la prière, des chants et des témoignages.

Le dernier objectif, et je crois que c’est peut-être le plus important, c’est, au vu de tous ces témoins d’aujourd’hui, de nous appeler, nous les chrétiens, en France à être également des témoins, là où nous sommes. En tout cas, ce sont les retours que nous avons. En général, à la fin de chaque veillée, les gens sont affermis dans leur foi et ont envie d’être témoins, d’annoncer l’Évangile à leur manière, chacun là où il habite, là où il est.

Une nouveauté, cette année, c’est que vous organisez cette Nuit des Témoins dans six diocèses. C’est un événement qui se décentralise ?
Marc Fromager :
Oui, ce n’est pas une nouveauté dans le sens où nous faisons cela déjà depuis trois ans. Au départ, c’était un événement parisien et il le demeure, en quelque sorte, vu que la dernière veillée a lieu systématiquement, chaque année, à Notre-Dame de Paris. Mais depuis maintenant trois ans, nous avons pris le parti de décentraliser dans trois ou quatre villes de province. Cette année, cinq en plus de Paris et où chaque fois, il y a l’évêque du lieu. C’est une manière pour nous d’aller à la rencontre des catholiques français, des Français tout court, ceux qui veulent venir et d’incarner un petit peu cela au niveau local. Chaque année, nous changerons de ville pour pouvoir, petit à petit, au bout d’un cycle qui prendra peut-être une vingtaine d’années, être allés dans tous les diocèses de France. 

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